Que vous soyez jeunes (+16ans) ou âgés, joueurs débutants ou confirmés, nous vous souhaitons la bienvenue à Vol Au Vent, la ville où le voleur rôde dans les rues, où le policier s'affaire à lui courir après, et où bien d'autres s'occupent étrangement...
 
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La petite histoire de Vol au vent

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Les manuscrits
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Peuple : Les mémoires de Vol au Vent
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MessageSujet: La petite histoire de Vol au vent Mar 3 Fév - 12:35
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Perdue dans une galaxie lointaine, bien loin aux confins de l’univers, il existe une terre que l’on nomme Faemys, un monde de magie, de mystères, d’histoires et d’aventures extraordinaires. Un monde remplit de peuples plus ou moins étranges. Des nains, des elfes, des fées, des nymphes. Des Ondins, des Sylphes, des lutins, des gnomes. Et même des humains ! Et encore, tellement de races minoritaires ou métisses peuplent ce monde qu’en faire un recensement exact s'est toujours avéré impossible.

Quelque part sur cette terre, entre les plaines arides des contrées Ocres et les forêts somptueuses des royaumes Libres, au bord de l’océan du Néant et au pied des Monts Rubis, se cache une ville étonnante, bien connue des légendes sous le nom de Vol au Vent.
Dans ses ruelles animées, on y croise une population plutôt hétéroclite, constituée des nombreux peuples présents à Faemys.



HISTOIRES DU PASSE

Remontons un peu dans le temps. Il y a bien longtemps, Vol au Vent n’avait pas de nom. Ce n’était qu’une petite oasis en bord de mer, halte appréciée des voyageurs maritimes ou bien terrestres. Ce havre de paix était particulièrement bien situé, à égales distances du royaume des Elfes, des Nains des montagnes, des Gnomes du désert… Bref, de la plupart des peuples de Faemys.

A l'oasis, les nuits étaient agitées. Les  Nymphes ne supportaient pas l’odeur des Orcs, les Nains et les Gnomes se querellaient sans arrêt, tout le monde prenaient ses distances avec les autres. Cependant, les petits malins qui avaient le sens du commerce trouvèrent très vite fort utile de profiter de ces haltes pour faire des échanges, du troc d’armes, de nourriture, de vêtements.

Bien vite, les objets qu’ils ramenaient dans leurs pays firent fureur, et il devint à la dernière mode de porter un corsage elfe chez les Nymphes ou un bonnet de gnomes chez les lutins. Et petit à petit, l'oasis tranquille se transforma. Des marchands particulièrement aventureux vinrent s’installer pour de bon, construisirent des abris, des maisons et bientôt des villas de plus en plus luxueuses, au fur et à mesure que le commerce se développait et que les habitants arrivaient.

De cette époque, il ne reste plus grand-chose à présent. Au cœur de la ville, l’ancienne oasis fut transformée en une belle fontaine rafraichissant les citoyens. Les nobles se firent construire des villas sur les hauteurs voisines, surplombant le paysage. Les moins riches se regroupèrent sur le bord de mer, qui devint vite un port de pêche et de commerce. Entre les deux, les demeures des marchands, les commerces, et un peu de tout.


LE FIL DU TEMPS

Accélérons un peu le cour de l’histoire. La cité grandit, devint de plus en plus connue, de plus en plus prospère, mais sa position un peu éloignée des autres frontières lui donna une réputation de ville excentrée. Qui devint vite excentrique, lorsque de jeunes fils nobles et fortunés vinrent s’y installer, y voyant une superbe occasion de se rebeller et de partir à l’aventure. Et que les gens un peu à l’écart de la société profitèrent de cette diversité pour venir vaquer à leurs occupations. Des petits villages naquirent tout autour, et bientôt un roi et une reine sortis d’on ne sait trop où prirent les rênes de la ville, et de la campagne environnante. Enfin à peu près.

Il faut dire que la prospérité grandissante de Vol au Vent n’avait pas fait qu’attirer de fins commerçants, de jeunes seigneurs et d’étonnants hurluberlus. Inévitablement, de pauvres gens en quêtes de richesses, des filous et des petits malins, des bandits chassés de chez eux… Tout ce vilain  monde finit par arriver lui aussi entre les murs de la cité. Et c’est comme ça que le taux de criminalité augmenta comme jamais en Faemys. Pickpockets, kleptomanes, braqueurs de banques, pas un voleur ne ratait une occasion de venir s'installer dans ce paradis des bourses sonnantes et bien remplies !


LA VIE D'AUJOURD'HUI

La vie devint bien chaotique. Les souverains de la ville vivaient à l’écart de tous ces tracas, à l’abri dans leur palais. Parfois ils furent renversés, le pouvoir revenant alors à des gouverneurs, maires, dictateurs plus ou moins autoproclamés… Qui ne faisaient jamais long feu. L’un d’entre eux eut tout de même une brillante idée. Il créa ce qu’il nomma les forces de l’ordre. Des gens spécialement formés pour ouvrir l’œil dans les rues, pour traquer les voleurs, et mener des enquêtes pointues à partir des indices laissés sur les lieux des crimes. La Police de Vol au Vent était née !

Devant cette répression organisée, être voleur devint de plus en plus difficile. Des tentatives de regroupement, de clan, de guilde eurent lieu, mais sans succès. Et puis vint La Rose Noire. Enfant tout ce qu’il y avait de plus normal, ses ambitions la dévoraient, la menant toujours plus loin. Et un jour elle obtint ce dont elle avait toujours rêvée : elle se sacra reine des voleurs, et remania définitivement ce qui devint la Guilde. Des accords scabreux furent passés dans le plus grand secret avec les autres autorités de la ville, et un certain équilibre s'installa dans la cité.

Bien sûr, nul n’est à l’abri de se faire vider les poches. Mais la surveillance est sévère, il faut donc inventer toutes sortes de stratagèmes pour parvenir à ses fins. Ou dénicher un coupable. Ou tout simplement vivre tranquillement sa vie dans cette cité étrange, différente, colorée, dangereuse mais tellement accueillante…



Alors, vous qui venez de franchir ces portes, venez-vous vous installer paisiblement dans votre ravissante villa, êtes-vous férus de justice et prêt à tout pour faire tomber les masques, ou bien faites-vous partie de ces petits doigts agiles et futés qui rêvent d'alléger les bourses ? A moins que vous ne préfériez mettre vos petits talents d’ingénieur, de mages, et bien d’autres au service de la société ?



La suite de ce post est constitué de récits sur le passé de la ville, des Guildes etc. Pour connaître les dernières actualités, vous pouvez feuilletez la Gazette Aérienne, feuille de chou officielle de la ville ! (les derniers numéros parus sont évidemment ceux où figurent les nouvelles les plus récentes !)


Dernière édition par Les manuscrits le Mer 4 Mai - 9:53, édité 17 fois
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MessageSujet: AA Jeu 5 Fév - 0:45
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Citation :
Les histoires qui suivent sont facultatives. Elles ne vous apporteront pas d'éléments essentiels pour jouer sur le forum, mais pourront vous donner une idée de ce qu'est Vol-au-Vent et ses légendes...




D'un côté les forces de l'ordre, de l'autre les voleurs, et au milieu, tous les autres...

Cela fait bien longtemps que ces deux clans complètement opposés s'affrontent dans les ombres de la cité. Au fil des siècles des guildes sont apparues, ont disparu, des souverains ou gouverneurs ont essayé de prendre en main la cité, mais le chaos joyeux qui règne dans les rues a rendu presque impossible toute organisation digne de ce nom. A une époque, il n'était pas rare de voir plusieurs équipes de voleurs convoiter le même butin, et les inspecteurs passaient leur temps à se marcher sur les pieds, rendant les maigres pistes qu'ils avaient complètement souillées.

C'était le bon vieux temps !

Depuis que la reine des voleurs, la mystérieuse Cléa, surnommée la Rose Noire, a pris la tête de la guilde, réorganisé les troupes et fait un peu le ménage, tout est beaucoup plus simple ! C'est même à elle que la cité aux milles couleurs doit son nom de Vol-au-Vent. Vous voulez entendre l'histoire ?


La jeune Cléa, fille de lavandière, destinée à l'être à son tour, était bien trop rusée et maligne pour se contenter de passer sa vie à frotter du linge et étendre des draps. Non, non, non, depuis petite, elle préférait largement s'amuser avec ses amis dans les ruelles des bas quartiers, à faire des tours pendables et à voler les passants. Seize ans à peine, et personne ne savait mieux qu'elle comment crocheter une serrure, ses doigts volaient sous les pardessus pour s'emparer des bourses pesantes, c'était une fille de l'air, qui aimait se déguiser pour s'infiltrer en haut lieu.

C'est lors d'un bal donné pour le jeune compte Ferdius que la belle enfant fit son premier gros coup. Ce soir-là, elle avait revêtu une magnifique robe noire ourlée de dentelle, et portait dans ses cheveux des roses d'un noir profond qu'elle avait subtilisées au fleuriste du duc de Shrenes en personne.  Se jouant du jeune compte, elle lui déroba au doigt le rubis écarlate, un joyau familial de forte valeur. Comme tous avaient remarqué la jeune fille, mais que nul n'avait pu voir son visage habilement masqué sous son loup de soie rouge, on lui attribua le petit nom de Rose Noire.

Grisée par son exploit, elle n'eut alors de cesse de s'améliorer, établissant des plans plus abracadabrants les uns que les autres, souvent seule, parfois aidée de vieux compagnons de jeu. Le temps s'écoula, sa réputation n'était plus à faire, pourtant cela ne lui suffisait pas. Elle rêvait de redresser la guilde des voleurs qui était tombée dans l'oubli, ses rêves étaient hantés du désir de devenir une reine, une vraie, qui frapperait tellement fort, tellement haut, qu'on se souviendrait d'elle pour les siècles à venir. C'est ainsi qu'elle décida de s'attaquer au trésor royal, et d'aller se couronner elle-même avec la couronne en diamants bruts, symbole de la ville, d'une valeur inestimable et surtout bien gardée.

Les souverains de la ville avaient en effet confié cette couronne royale à la garde des Vents. C'est sur le mont d'Oort, mont royal accessible par un pont de bois à partir de la plus haute tour du palais, que ce trésor était surveillé jour et nuit par les vents du Sud, du Nord, de l'Ouest et de l'Est. Tout en haut de ce mont, une salle en marbre avait été construite. En son centre reposait la couronne, en paix sur un coussin de soie rouge. A chaque point cardinal, un orifice en or ressemblant à une trompette permettait aux vents de venir souffler chacun leur tour, créant de la sorte un vortex impénétrable dans la salle. Seuls le roi et la reine pouvaient ordonner aux vents de cesser de souffler, par une formule magique et un mot de passe qu'eux seuls connaissaient.

La Rose Noire se prépara, annonçant haut et fort à qui voulait l'entendre qu'elle dompterait les vents pour s'emparer de la couronne. Pendant un an elle prépara son coup, apprenant la magie, les artifices et l'alchimie. Elle se fonda dans la masse, s'infiltra dans le palais, se tint aux secrets des souverains. N'arrivant pas à leur soutirer les informations qui lui manquaient, elle chercha un moyen d'arrêter les vents. Chaque jour, pendant quatre longs mois, elle monta sur le mont Oort pour parler avec chacun des vents. Chaque jour elle se présentait sous une identité différente pour les tromper et les amuser. Et le jour vint où elle sut.

Le vent du Nord avait une faiblesse. Il rêvait un jour d'aller au sud, de virevolter sous le soleil, d'admirer les dunes de sable des déserts brûlants, de faire gronder le tonnerre dans les palmiers... Après maintes flatteries et vils persuasions, elle réussit à le convaincre de partir en vacances, arguant qu'après tout son fainéant de frère du Sud serait ravi d'avoir un coup de main, lui qui se plaignait sans cesse de son mal de gorge du à une trop grande sécheresse. Le vent du Nord fut longtemps hésitant, et lorsque la jeune fille lui dit d'aller en parler lui même au vent du Sud, il se trouva que celui-ci avait mystérieusement disparu, et que le vent du Nord fut bien heureux de devoir le remplacer, le temps que l'on retrouve où il était passé.


Pour le vent de l'Est, ce fut un jeu d'enfant. Ce vent aux courbes féminines rêvait d'or et de bijoux, de métaux et de pierres précieuses. La Rose Noire s'attaqua à toutes les riches demeures de la ville, leur subtilisant leurs bijoux et minéraux précieux, puis elle fit bâtir une niche sous la montagne. Elle y entreposa ces trésors, et invita le vent de l'Est à venir s'y reposer pour admirer tous ces beaux cadeaux dont elle l'avait comblé. Mais hélas, la constitution du vent l'empêchait de se parer à sa juste valeur. Elle utilisa alors un vieux sortilège qui permettait de capter les essences des métaux et des gemmes. Elle transforma ensuite ces essences en souffles grâce à une longue distillation alchimique qui lui prit plus d'une semaine, et commença à en parer le vent, un à la fois, puis deux, puis trois, puis tout le tas de bijoux volés. Elle embellit la niche, y entreposa même un miroir, et le vent de l'Est se mit à y passer chaque jour plus de temps, occupé à se faire beau. Puis cédant aux insinuations insistantes de la Rose, il fila dans les airs faire le tour du monde, pour se faire admirer de tous ses habitants.

En même temps qu'elle s'occupait des vents du Nord et de l'Est, elle avait commencé à discuter avec le vent du Sud. Celui-ci devait avoir été vif dans sa jeunesse, mais la chaleur l'avait ramolli, et s'il était encore capable sur un brusque coup de tête de prendre de l'ampleur et de se gonfler, c'était tellement rare que La Rose ne se sentait pas le moins du monde menacée. Bavard, elle l'invitait à se confier, et faisait brûler discrètement des encens épicés qu'il adorait. Mais ces épices était à double tranchant, et si la cannelle et le santal ne font rien aux communs des mortels, ils faisaient tourner la tête au vieux vent, qui n'avait de cesse de se dévoiler, encore et encore. Un beau jour il eut la langue trop pendue, et il lui confia son secret, celui qui donnait le pouvoir de l'enfermer. Aussitôt dit, elle réunit ce qu'il lui fallait, eut un mal fou à trouver la coupe des éléments, dont l'emprunt faillit lui couter la vie - mais il s'agit là d'une autre histoire - et dut faire appel à ses meilleures équipes pour s'occuper des éclats de ciel voilés, mais elle réussit. A ce que l'on en sait, le vent du Sud est toujours enfermé au fond d'une petite fiole, vivant dans ses rêves et soufflant sur son imagination.


Il lui avait alors fallu s'occuper du vent de l'Ouest. C'était un vieux vent, malin, qui avait observé de loin ce qui se tramait, et se doutait qu'il se passait quelque chose de pas net. Longtemps elle chercha son point faible, mais rien n'y faisait. Plus le temps passait, plus elle prenait plaisir à discourir avec ce vieux filou, qui lui en disait beaucoup, mais jamais trop, la laissant réfléchir par elle-même pendant de longs jours sur ce qu'il lui révélait. Mais en revenant un soir dans un piteux état, blessée au flanc et à la jambe lorsqu'elle avait dérobé la coupe pour le vent du Sud, elle s’aperçut que le vieux filou avait tout saccagé, nerveux de son retard. Puis, inquiet de son état, il avait voulu s'occuper d'elle. Cette nuit là, elle sut comment elle réussirait à l'avoir. Tous les jours qui suivirent, elle monta voir le vent, elle dansa et chanta pour lui, lui raconta des histoires, le charma de milles et une façons. Et le jour vint où elle sut qu'elle avait réussi, elle lui avait volé son coeur.

Cet exploit bouleversa si bien les foules que l'on ne parlait plus que de ça. Car si la belle avait eu le vent, elle s'était également faite avoir. Lorsqu’enfin le dernier des vents arrêta de souffler, elle pénétra dans la salle du trésor, et vola la couronne, merveille de merveille, la plus belle chose qu'elle eut jamais volé de sa vie. Elle s'en empara, retourna en ville, réunit tous les voleurs qu'elle put trouver, et se couronna reine, souveraine de la ville, maitresse de la guilde et des quatre vents. Malheureusement, sa victoire lui laissait un goût amer. Elle finit par comprendre que le vent de l'Ouest avait eu son coeur de la même façon qu'elle avait eu le sien. Alors puisqu'elle était reine des voleurs désormais, qu'elle avait la guilde comme elle l'avait toujours rêvé, elle se rendit au palais, et déposa la couronne devant les portes royales.

Devant ce geste noble de la Rose, les gens se mirent à l'acclamer, puis les rumeurs qui circulaient sur la façon dont elle avait berné les vents se répandit. Et lorsque le vent de l'Ouest lui-même descendit trouver son aimée pour la prendre et l'épouser, ce fut une liesse formidable qui se répandit au travers de la cité.

- Le vent, elle a volé le vent !

- C'est un exploit !

- C'est le vol au vent !


Et c'est ainsi que la larme à l'oeil, tous décidèrent qu'en souvenir de cette belle histoire, la ville se nommerait dès à présent la ville de Vol-au-Vent.
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