Que vous soyez jeunes (+16ans) ou âgés, joueurs débutants ou confirmés, nous vous souhaitons la bienvenue à Vol Au Vent, la ville où le voleur rôde dans les rues, où le policier s'affaire à lui courir après, et où bien d'autres s'occupent étrangement...
 
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Flâner au soleil

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Illver Oron
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MessageSujet: Re: Flâner au soleil Mar 5 Mai - 22:27
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"- Le baron ? s'amusa-t-il en se tournant vers la jeune femme. Mais ma mie, le baron n'arrivera pas avant une bonne heure je pense. Quand on a de l'autorité, du pouvoir, de l'influence... Et qu'on court après les titres et la gloire on ne se fait attendre pour ses réceptions. Et on se fait attendre longtemps !"

Le médecin attira vers lui la jeune femme en tirant sur son bras. Il posa sa main opposée sur l'avant-bras de la jeune femme et la laissa glisser vers la sienne. Il se pencha vers son oreille et soufflant doucement dans ses cheveux il lui donna un petit sermon

"- Mademoiselle. Vous ne devriez pas être si impatiente. Vous avez tout une vie de richesse, de plaisir et d'envie. Et je suis votre guide pour toutes ces choses, rajouta-t-il presque langoureusement en serrant sa main dans la sienne. Allons venez prendre un verre pour vous détendre"

L'homme la tenait toujours fermement contre lui et l'amena jusqu'à l'une des magnifiques tables laquées. De nombreux verres étaient remplis, brillants, magnifiques. Il saisit une des coupes et la souleva. Le liquide était d'une couleur dorée douce. Un très bon vin blanc de toute évidence. Il porta la coupe à ses lèvres. Un véritable nectar en effet. Il reposa son verre pour en offrir un à son invité.

"- Ma mie, susurra-t-il, je vous offre ce verre si vous me permettez l'expression"

Quand il la relâcha enfin elle avait un verre à la main, pas encore un sourire sur le visage mais cela n'allait pas tarder. Il y comptait bien. Comme il comptait bien s'amuser. D'ailleurs il s'empara de son propre verre et commença à en siroter le contenu.

"- Nous allons nous mêler à la foule comme vous l'appeler. Puis nous irons danser qu'en dites vous ? Vous ne pouvez être célèbre et approcher le baron que si vous me prenez un peu de ma renommée... N'êtes vous pas d'accord ?"

Le médecin s'approcha de nouveau avec un sourire

"- Vous êtes un délice ma mie je vais vous présenter..."

Il prit son épaule et l'entraîna à ses côtés. Il s'approcha de ses relations, la mettant en avant tel un bijou dont on voulait se venter.

"- Comte Degars ! Quelle joie de vous voir !"
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Téa
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MessageSujet: Re: Flâner au soleil Jeu 7 Mai - 21:34
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Bon sang, faire tout cela pour arriver des heures en retard. C'était bien les nobles ça. Il allait en effet falloir se mêler à la foule et profiter de la soirée, mais bien que cela soit une occasion en or et très plaisant de profiter des largesses de la haute société, c'était aussi risqué. En tant que voleuse, lorsqu'elle infiltrait ce genre d'endroits pour faire un coup, elle se montrait juste assez pour qu'on la considère comme noble, mais jamais longtemps de manière à ce qu'on ne se rappelle pas de son visage. Un souvenir fugace sur lequel on ne pouvait pas poser de nom ni de visage, voilà ce qu'il fallait être pour éviter tout ennui. Ce soir, cela aller s'avérer difficile. Surtout au bras du docteur, on se souviendrait surement beaucoup plus d'elle. Mais en même temps, la réputation de l'homme devrait lui assurer une certaine sécurité. Comment imaginer qu'il pouvait fréquenter de son plein gré une voleuse comme elle ?

Essayant d'oublier ses préoccupation en sirotant le vin qui était tout simplement divin, elle se laissa plus ou moins mener par Illver, qui savait précisément comment se tenir et quoi faire.

- Comment ? Me présenter ?

Elle eu à peine le temps de réagir que déjà il l'emmenait vers un homme qui les regardait déjà depuis un moment avec insistance. Elle aurait préféré danser, mais puisqu'elle n'avait visiblement pas le choix. Visiblement l'homme était un comte. Oui, il lui semblait avoir déjà entendu ce nom.

- Monsieur le Comte...

Elle le salua comme elle le devait envers un homme de ce rang, et se présenta avant qu'Illver ne puisse le faire à sa place. Elle ne savait pas pourquoi elle lui avait donné son véritable nom lors de leur rencontre, mais elle ne voulait pas risquer qu'il circule ici.

- Je me nomme Tessa. Enchantée de faire votre connaissance.

Elle adressa un sourire charmeur au comte, qui apprécia cela visiblement, et resserra son bras sur celui d'Illver, espérant qu'il comprenne pourquoi elle venait de donner un faux nom au comte..

- he bien, quelle ravissante jeune femme vous avez là cher docteur. Vous vous êtes surpassé pour cette soirée à ce que je vois.

Il fit un clin d'oeil à Téa, lui dédiant ainsi son compliment.

- Alors, dites moi. Les affaires marchent-elles comme il faut ? Cela faisait longtemps que nous ne vous avions plus vu à une soirée. Nous pensions que vous étiez occupé.

Téa les laissa parler, se demandant en quoi il pouvait être lié à son compagnon. Si elle se souvenait bien, le comte Degars était un importateur de vin de la région des Uilis. Bien que de rang supérieur au baron, il était bien moins riche que lui.




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Illver Oron
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MessageSujet: Re: Flâner au soleil Ven 8 Mai - 11:02
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Le médecin leva un sourcil. Il n'appréciait pas particulièrement la façon dont le comte agissait avec son invité. Mais il était assez vieille école en matière de femme. Raffermissant sa prise sur le bras de Téa il osa même glisser à nouveau une main contre la sienne. Il serra ses doigts fins contre la paume de sa main. Se fournissant de son sourire le plus carnassier Illver répondit avec une pointe d'amusement.

"- Tessa est une étrangère que j'ai rencontré à l'occasion d'un voyage. Elle vient des confins ouest de ce pays. Ils ont là bas d'étranges techniques de médecine. Vous me connaissez je ne pouvais pas ne pas m'y rendre. J'y ai trouvé de nombreuses connaissances et cette magnifique femme. Nous avons fait quelques excursions ensemble et sommes devenus bons amis. Elle a accepté de venir me rendre visite ici même à Vol-Au-Vent pour quelques temps. Comme je ne pouvais pas la cantonner à l'intérieur de mon cabinet -cela aurait été fort insultant pour une femme de cette acabit - j'ai décidé de finalement venir ce soir même si cela n'était pas mon souhait premier"

Illver se tourna vers Téa et lui fit un sourire.

"- Tessa a également un esprit redoutable. Elle sait exactement quand challenger mon esprit scientifique et je n'avais jamais trouvé cela avant. D'ailleurs votre femme n'est pas là ? Nous pourrions les laisser l'une à l'autre pour qu'elles discutent pendant que je m'entretiens avec vous de faits moins intéressants."

Le comte hocha la tête, héla un domestique et quelques minutes après une femme d'un âge moyen très bien mise sur elle arriva. Elle s'inclina très respectueusement devant Illver qui prit sa main pour la saluer.

"- Monsieur le Duc je vous présente mes plus sincères salutations
- Très heureux de vous revoir madame. Je m'entretenais à l'instant avec M. votre mari au sujet de cette jeune femme qui est mon invitée. Nous pensions que vous pourriez vous entendre. J'ai quelques mots à toucher à M. le comte. Pourriez-vous montrer les lieux à Tessa ?"

La comtesse s'inclina devant Tessa également et lui prit gentiment le bras pour l'emmener voir d''autres pièces dont des boudoirs réservés aux femmes. Un sourire traversa le visage du médecin alors qu'il observait la jeune voleuse s'éloigner. Si il voulait l'avoir à ses côtés en affaire il souhaitait qu'elle puisse rentrer de plein jour et par la porte principale dans sa demeure. L'afficher en soirée était le meilleur moyen d'y arriver. Elle lui en voudrait probablement terriblement mais elle ne se rendait probablement pas encore compte qu'il venait de lui ouvrir les portes de certaines de maisons les plus riches de la ville ne serait-ce que pour du repérage.

Son attention se porta de nouveau sur le comte qui affichait un sourire malicieux. Le comte avait été un jeune ami de son père. Son âge pas trop avancé l'avait rendu accessible pour Illver lui-même. Ils s'étaient rapprochés car le comte vouait une admiration sans fin à l'intelligence humaine. C'était probablement ce qui le retenait de se lancer dans une carrière politique ou marchande. Trop philanthropique avec certaines âmes qu'il croisait parfois il était resté dans un niveau de vie très moyen. Son âme était presque pure. C'était ce qui le rendait en somme agréable pour Illver. Le comte avait toujours eu un grand respect pour son cadet et l'avait laissé se développer à son rythme.

"- Très cher comte...
- Je n'aime pas quand vous prenez ce ton Illver, plaisanta à moitié le comte. Qu'allez-vous me dire de si grave ?
- Il me semble mon bon ami que cette ville n'est pas ce qu'elle pourrait-être...
- Ne me dites pas que vous aussi ! Le coupa le comte. Je vous pensais sain de ces désirs de pouvoir morbides. Que comptez-vous faire ?
- Je souhaiterais asseoir ma position auprès du maire. Je pense qu'on peut améliorer la vie de chacun en combattant la corruption qui règne en ces murs. J'ai ouïe parler de quantités d'argent monstrueuses qui disparaissaient. Ca et là la ville tombe en ruine. Quelqu'un doit ramener un peu d'ordre. Nous pourrions être la nation la plus abondante de toutes. Nos terres sont fertiles, nos ressources sont immenses. Mais ça n'est pas le cas.
- Vous me rassurez à moitié sur vos intentions. J'espère juste que vous ne me mentez pas pour avoir mon soutient.
- Vous me connaissais Degars ! Ne vous ais-je jamais menti ?
- Jamais. Jusqu'à présent. Que souhaitez vous de moi ?
- Je ne veux rien de plus que ce que vous m'avez déjà apporté : votre soutient et votre amitié. Je n'exige de vous aucune action ni aucun investissement. Mais j'ai besoin de construire de moi un socle de confiance. Et vous êtes la première personne à laquelle je peux penser.
- Est-ce pour cela que vous êtes ici ce soir ? Qui est cette jeune femme ?
- Elle est celle que j'ai présenté. Cette femme est une perle de beauté et de vivacité d'esprit. Je souhaiterais qu'elle reste encore quelques mois ici. Son avis est toujours intéressant.
- Seriez-vous... Non c'est impossible, balbutia le comte. Vous ne pouvez pas être tombé amoureux tout de même ?
- Non ce n'est pas le cas. Je ne la connais pas encore assez malgré nos aventures. Vous savez comme moi que les gens ne sont pas les mêmes lors de voyages que dans leur vie sédentaire. J'attends la suite des événements pour savoir si je peux placer ma confiance en elle ou pas"

Les yeux du comte étaient inquiets mais quand ils virent le calme du médecin ils se firent rieurs.

"- J'ai eu peur l'espace d'un instant que vous n'entachiez votre avenir en vous accoquinant avec une parfaite inconnue. Faites la connaître. Apprenez à la connaître. Ma femme pourra vous en dire plus sur elle par missive si vous le souhaitais.
- Merci très cher ami..."

Le comte salua respectueusement le duc avec les honneurs dus à son rang.

"- La voilà qui revient. Je dois me soumettre personnellement à mes devoirs. Je vais prospecter votre réputation.
- Très bonne soirée à vous"

Le comte s'éloigna, la comtesse le rejoint et Illver se retrouva de nouveau en face à face avec la petite voleuse. Il posa une main sur son épaule, à la fois protecteur et rassurant

"- Comment trouvez-vous ce monde ? Vous avez fait connaissance ?"

Il ne put retenir un sourire qui traversa son visage.

"- Souhaiteriez-vous rencontrer d'autres personnes ? Il s'approcha d'elle et glissa à son oreille. Nous pourrions nous faire inviter à visiter leurs maisons vous savez..."

Le médecin se redressa et lui tendit son bras.

"- Je me tiens à votre disposition"
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Téa
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MessageSujet: Re: Flâner au soleil Ven 8 Mai - 16:07
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Attentive à ce que racontait Illver, Téa tendait l'oreille, concentrée au possible, et essayait d'enregistrer le maximum de sa prétendue histoire. Si on lui posait des questions il faudrait que ses réponses collent parfaitement avec celles du médecin. Tout semblait se dérouler pour le mieux, jusqu'à ce qu'il propose de la laisser aux mains de la femme du comte. Un frisson de colère lui remonta le long de la colonne vertébrale, et elle lui lança un regard furieux avant de s'incliner devant le comte.

- Ca serait formidable en effet.

Il allait lui payer ça, elle ne l’oublierait pas de sitôt. Obligée de se composer une face aimable et souriante pour la comtesse, elle se retrouva à déambuler avec elle dans le hall de réception comme si elles étaient les meilleures amies du monde. Elle se promit que dès que le baron arriverait, elle se dépêcherait d'accomplir sa mission et d'aller fouiner dans son bureau, en laissant de côté toutes ces mondanités écoeurantes.

Obligée de tenir compagnie à la comtesse et à quelques-unes de ses amies, elle avait l'impression d'être en train de subir un véritable interrogatoire de police.

- Tessa, c'est bien ça ? Alors, dites nous, comment avez-vous rencontré ce cher Illver ?
- Plus d'une femme serait jalouse de vous voir à son côté vous savez, moi la première. Etes-vous amants ?
- Il n'y a rien de sérieux entre vous au moins ?
- Savez-vous quel genre de femmes il préfère ?

Téa en était presque bouche-bée. Devant le monde, les femmes de la haute société minaudaient et faisaient les coquettes, mais visiblement, une fois entre elles les choses n'avaient plus rien à voir. Et elles n'avaient plus beaucoup de retenue. Surtout pour des femmes mariées.

- he bien, nous nous sommes rencontré par le plus pur hasard lors de l'un de ces voyages. Et, non, nous ne sommes pas amants du tout, juste de bons amis...
- Justes amis ? Pourtant il est rare de le voir accompagné, et encore moins de le voir prendre son de ses compagnes autant qu'il le fait avec vous.

Bon sang, tout le monde à cette soirée l'avait donc déjà remarqué ? Au lieu de s'introduire discrètement dans la demeure, il lui semblait au contraire qu'elle était devenue l'animation phare de la soirée. Après avoir essayé autant bien que mal de participer à la conversation et de convaincre ces dames qu'elle n'avait aucun lien "intime" avec le docteur, elle réussit à s'arracher de leurs griffes pour rejoindre Illver.

- Faire connaissance. He ça oui. Figurez vous que toutes ces greluches se demandent si nous sommes "plus qu'amis", et qu'elles ne se privent pas de me le faire remarquer. Dans un mois on se souviendra encore de moi, je suis grillée à tous niveaux. Sans compter que vous êtes la coqueluche de bon nombre d'entre elles. Il vous suffirait de claquer des doigts pour qu'elles vous tombent dans les bras. Je ne vois vraiment pas ce qu'elles peuvent bien vous trouver. Fort heureusement, cette comtesse m'a permis d'entrevoir certaines sections du bâtiment. Bien que j'ai déjà pu consulter les plans en détail avant de venir. Elle a l'air d'être une personne fort remarquable, mais il est dommage que son entourage soit si dévergondé.

En réalité, elle en avait une vague idée. Surtout après avoir pu admirer quelques parties de ce corps bien entretenu et développé. Elle accepta son bras du bout des doigts, faisant mine de bouder, mais son esprit fonctionnait une fois de plus à vive allure, et elle ne put se taire bien longtemps.

- M'ouvrir des portes ? En êtes vous certain ? Même si cela me sert à faire du repérage, il ne faudrait pas que mon passage soit associé a des vols, cela pourrait être gênant.

Mais ça, c'était son affaire à elle. Du moment qu'on lui ouvrait les portes, c'était à elle de monter ses coups de façon à ce que tout paraisse naturel, sans aucun lien pouvant l'inculper.

- Nous verrons cela. Nous avons déjà... des sources de renseignements très complètes à la Guilde. Il faudrait que je sache quelles sont nos lacunes. Votre baron n'est toujours pas arrivé ? Il aime se faire attendre en effet.

Ils saluèrent encore quelques connaissances d'Illver, mais Téa commençait à en avoir assez.

- He bien, ne m'aviez vous pas promis une danse ? Avec toutes ces pâtisseries que ces dames m'ont fait avaler, je pense qu'un petit tout de piste serait parfait pour la digestion.

En plus de cela, elle voyait une groupe de jeunes pimbêches en tain de glousser dans leur direction, tout en lui adressant des regards assassins. Si ça continuait ainsi, elle se retrouverait les pieds dans la tombe non pas pour avoir accompli le vol de l'année, mais juste pour avoir osé fréquenter ce fichu médecin. Un comble.

- Allons danser ou prenons l'air. Je n'ai pas encore vu les jardins et c'est pas là que j'ai l'intention de me faufiler chez le baron.

Elle lui avait chuchoté cela à l'oreille, se rapprochant encore davantage, ce qui avait eu pour effet de rendre le groupe de jeunes femmes en face d'eux totalement furieuses.
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Illver Oron
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MessageSujet: Re: Flâner au soleil Ven 8 Mai - 21:18
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"- Vous n'êtes pas "grillée" très chère. Elles oublieront très rapidement votre visage et qui vous êtes. Nous sommes dans une soirée. Elles ont déjà toute bu beaucoup d'alcool. Et d'ailleurs je vous conseille de ne pas prendre plus de vin que cela. Il est beaucoup plus fort que vous ne pouvez le croire et probablement légèrement drogué pour euphoriser la foule... Je me permets également de vous dire de noter vos découvertes pour ne pas les oublier demain..."

Il l'attira à l'écart des pipelettes, prit doucement sa taille et commença à la faire lentement valser. Ils se mêlèrent rapidement aux autres danseurs. La salle était particulièrement bien faite d'un point de vue acoustique : à peine sur la piste de danse la musique sembla être plus forte et il se permit de parler.

"- Ils ne se souviendront pas demain de leur soirée. Ce sont les dernières fête à la mode parmi les plus riches. Et quand bien même ils se souviendront de vous. Ils ne prêtent pas attention aux gens plus pauvrement vêtus. Quand vous serez revenue à vos habits normaux vous ne serait plus qu'une tête de plus dans la foule. Ils ne lèveront pas les yeux vers vous."

Le médecin dansait plutôt bien, pourtant il était un peu plus lent que la musique, prenant le temps qu'il souhaitait à la faire mouvoir contre lui.

"- S'ils vous reconnaissent dans vos belles tenues, cela sera tant mieux. Ils ne se poseront plus la question de qui vous êtes. Ils auront confiance en vous. Vous ne le saviez peut être pas, mais je suis Duc. Je n'ai peut être pas pris le soin de faire reluire mon titre, je préfère me faire appeler médecin ou docteur que noble et ma fortune n'est pas si grande qu'on pourrait le croire - il est toujours important de soigner certaines apparences - mais cela ne change rien à mon rôle. Si vous êtes mon invitée vous serez respectée comme une duchesse. Vous aurez accès à des demeures que les voleurs ne peuvent pénétrer. Je pourrais même vous emmener chez le maire..."

Le médecin posa son regard dans les yeux de la jeune fille. Il était sérieux.

"- Si je peux vous faire confiance, que vous réussissez à gagner cette confiance. Alors je peux vous ouvrir des portes. Je peux vous ouvrir un monde"

Il se pencha vers elle et lui fit un grand sourire.

"- Le baron ne va pas tarder à faire son apparition. Que puis-je faire pour vous ?"
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Téa
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MessageSujet: Re: Flâner au soleil Ven 8 Mai - 22:56
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Danser n'était pas pour Téa une seconde nature. Bien que très agile lorsqu'elle virevoltait par dessus les toits et rebords de fenêtres, placer des pas de danse tout en discutant... c'était autre chose. Fort heureusement elle avait été pas mal entrainé, justement pour "survivre" à ce genre de situation. Et fort heureusement, son compagnon semblait y aller à son rythme, appréciant ce moment et sans doute la discussion. Se laissant aller, le docteur étant bien meilleur danseur qu'elle de toute manière, suivre ses pas était bien plus simple, il lui suffit de quelques minutes pour s'accorder parfaitement à lui et retrouver l'usage de la parole.

- Ne vous inquiétez pas. Bien que j'ai savouré la verre que vous m'avez offert tout à l'heure, je ne tiens pas à risquer mes arrières juste pour avoir bu une coupe de trop. Ceci dit, je trouve que les nobles ont de bien mauvaises manières.

Elle apprécia un instant la musique, se laissant pour un instant emporter par ce moment presque magique, lorsqu'elle manqua un pas. Duc ? Elle se rattrapa aussi vite qu'elle le put, le fixant avec une paire d'yeux étonnés. Comment un duc pouvait-il finir par exercer comme simple médecin. Un médecin réputé certes, mais habituellement, les gens de ce rang se contentait de vivre sur leurs fortunes, concluant quelques affaires juteuses par-ci par-là, et ne daignaient pas se mêler au commun des mortels.

- Je... je ne doute pas qu'il ne me reconnaissent pas dans mes tenues usuelles, mais je n'aime pas tellement non plus que l'on me reconnaisse d'une fois sur l'autre... Ho, ça n'a pas d'importance ! Vous êtes un duc ?

Elle n'avait pas pu s'empêcher d'élever la voix, provoquant un regard curieux du couple de danseurs le plus près d'eux. Elle se sentit rougir légèrement de confusion, et prit soin de baisser un peu sa voix.

- Vous auriez pu me le dire. Enfin ça ne change pas grand chose mais tout de même.

Pourquoi personne ne semblait savoir que ce docteur avait ce rang ? Il était pourtant connu de la Guilde, ils auraient bien du le savoir. C'était un bien étrange personnage. Tout d'abord il ne la vendait pas, il l'embauchait même, et la présentait aux autres nobles. Cela devait bien cacher quelque chose.

- Chez le maire... oui c'est assez intéressant...

Elle le regarda un moment pendant qu'ils tournoyaient. Le laisser lui faire confiance...

- Vous savez. Je ne tiens pas nécessairement à faire une razzia chez tous les nobles de la ville. Voler. C'est un gagne pain, mais c'est aussi un défi qu'il me plait de relever. J'aime monter un coup compliqué, et le réussir. Peu importe ce que j'en obtient.

Elle ne savait pas vraiment si il pourrait la comprendre, ils vivaient dans des univers si différents. Mais c'était pour cela que la situation était amusante, et on ne peut plus excitante. IL savait qui elle était, ce qu'elle s'apprêtait à faire, et il prenait cela le plus naturellement du monde.

- Tant que le baron est parmi ses convives, c'est que son bureau est libre. C'est à ce moment là que je pourrais m'éclipser pour y faire un tour. Il faut donc que je puisse filer aussi vite que possible dès que nous lui aurons présenté nos respects. Vu le monde qu'il y a ici, cela devrait le laisser du temps pour fouiller ses papiers. Enfin si je les trouve.

Mais pouvait-elle lui faire réellement confiance.

- Si vous voulez vraiment m'aider. tant que je ne serais pas revenu, pourriez vous essayer de retenir le baron de filer, si jamais vous voyez qu'il a des envies de prendre l'air ? Sinon. he bien après tout je ne voudrais pas vous retenir. Si vous préférez partir bien sur...


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Illver Oron
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MessageSujet: Re: Flâner au soleil Sam 9 Mai - 11:04
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Un regard triste s'incrusta dans les yeux du médecin. En effet les effets de mode chez les nobles pouvaient avoir des conséquences dévastatrices. Ils oscillaient, à cause de ces pratique, entre deux extrêmes : la décadence et la rigueur morale la plus stricte. L'un suivant toujours l'autre dans un cycle infernal. Anthropologiquement c'était une pratique sociale intéressante qui révélait d'une amnésie complète. A aucun moment une expérience passée ne leur permettait de se remettre en question pour basculer dans un mode de vie raisonné. Le médecin avait lui rapidement apprit des erreurs des autres. Comme ses plus proches connaissances. Le comte était un très bon exemple d'une personne qui avait su se protéger épargner sa famille des désastres de la noblesse. Leur réputation en souffrait bien évidemment, mais leur équilibre de vie, leur indépendance psychologique et leur recul n'en étaient que plus grands.

"- C'est une de leurs phases, souffla-t-il d'un air mystérieux peu décidé à s'étaler sur un sujet qui en un sens le faisait souffrir. Contrairement au peuple ils doivent échapper à l'oisiveté néfaste pour l'âme. Je ne les excuse pas bien entendu, mais c'est un constat que j'ai pu faire personnellement"

Plonger ses pensées dans des souvenirs tristes et dans des constats douloureux avait fait naître sur son visage une pointe de douce nostalgie et quand Illver la regarda à nouveau dans les yeux il semblait comme en quête de réconfort. Mais ce ne fut qu'un éclat très rapide et à nouveau il afficha un masque de distance et de tranquillité.

"- Je suis Duc en effet. Je ne l'affiche pas vraiment. Et je n'avais pas de raison de vous le dire. Après un haussement d'épaule il s'approcha de son oreille pour rajouter : je ne suis pas très riche, enfin comparativement à d'autres nobles de moins grandes factures. Cela ne vous aurait pas changé grand chose."

Il se redressa et esquissa un sourire. Du coup de l'oeil il saisit les jeunes femmes en train de manifester leur rage entre elles. Il haussa les épaules.

"- Vous êtes plus belle que ces femmes"

Il ne rougit pas de la complimenter. Il était parfaitement posé. Après tout il savait affirmer une vérité sans sourciller.

"- Je crois que je saisis. Vous avez un passe-temps, une petite passion inavouable. Je soigne des gens en lieu et place de vivre de mes rentes. Ça doit être quelque chose de similaire."

Le médecin finit par l'amener à l'écart de la piste et tint encore tendrement sa taille quelques secondes avant de la libérer. Dans un grand moment d'effronterie il remit en place une mèche de ses cheveux qui s'était affranchie des autres. Illver se pencha à nouveau vers son oreille.

"- Le baron va arriver j'ai vu sa garde personnelle traverser la salle. Je vais m'occuper de divertir vos rivales. Je vous conseille de vous cacher dans l'un des boudoirs réservés au femme avant que le baron n'arrive sinon je serais obligé de vous présenter c'est la norme. Je vais tenir les pies en dehors de ces lieux. Je m'occuperais ensuite du baron."

Un sourire se glissa sur son visage malgré une tension sous-jacente qui transparaissait dans son regard.

"- Prenez soin de vous. Ne faites pas de folie. On ne gagne pas la guerre en une seule bataille"

Illver s'éloigna d'elle avec nonchalance fit volte-face au milieu de la pièce et s'approcha des jeunes femmes qui firent d'un seul mouvement une révérence. Contrairement à son habitude ils ne les arrêta pas. Comment mieux les retenir qu'en entrant dans le jeu de leur mondanité ? Bien que le concept ne lui plaisait pas le Duc préférait donner à sa voleuse d'informations le plus de chances. Il ne voulait pas avoir sa mort sur la conscience. Et bien qu'il avait un tant soit peu de confiance dans ses compétences il savait la tâche très risquée.

"-Mesdemoiselles ! Quel honneur de vous voir ce soir. Cela faisait longtemps que je n'avais pas pu profiter de votre compagnie !"

Un petit attroupement s'était formé autour de lui et il ne savait même plus laquelle regarder. Une fille se détacha du reste et prit la parole - probablement la plus âgée ou la mieux née.

"- M. Le duc nous nous languissions de ne plus vous voir à ces soirées. Vous savez à quel point votre présence est délicieuse. On nous a dit que vous étiez parti en voyage ? Racontez-nous un peu vos aventures !
- Mes aventures, rit-il légèrement. Je suis partie pour des raisons professionnelles vous le savez bien. Ces choses ne peuvent pas vous intéresser. Je suis même persuadé que cela vous dégoutterait. Racontez-moi plutôt les soirées que j'ai manqué. Vous ne m'avez pas trouvé un remplaçant ?"

Elles s'offusquèrent toutes un moment puis la petite reine se lança dans de longues explications ponctuées par les exclamations de sa cour. Illver prit une longue bouffée d'air frais et essaya d'avoir l'air intéressé. Par chance quelques minutes plus tard le baron descendait les marches de sa demeure princière pour rejoindre ses invités. Toutes les têtes se tournèrent vers lui. En un regard Illver put percevoir qu'il était probablement le mieux né de toute l'assemblée. Cela lui serait très pratique pour accaparer l'attention du baron dès son arrivée et éventuellement le suivre dans ses salutations. Le médecin n'avait pas encore vraiment prit le temps de rendre les honneurs aux autres invités. S'il ne le faisait pas on risquait très probablement de lui reprocher. Ca n'était pas un moment dans lequel il pouvait se permettre d'être mal vu.

Comme le Duc l'avait deviné le baron se dirigea automatiquement vers lui, traversant la foule qui s'écartait respectueusement autour de lui. Le duc fit une révérence particulièrement respectueuse à l'arrivée de son hôte. Il put déceler un sourire sur le visage du baron qui apprécié tout particulièrement ce type de salutations inversées.

"- M. le baron, je vous remercie pour votre invitation à cette splendide soirée.
- M. Le duc, je commençais à craindre le pire de ne plus vous voir répondre à mes invitations. Je suis fort aise que vous vous soyez déplacé ce soir. Une fois n'est pas coutume.
- Je ne pouvais me tenir plus longtemps loin des miens, répondit Illver en essuyant la critique en silence."

Le médecin savait jouer de la fierté du baron à son avantage. Comme il l'avait prévu il l'accompagna dans ses salutations, ce qui bien sûr rendit les choses beaucoup plus longues.
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Téa
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MessageSujet: Re: Flâner au soleil Sam 9 Mai - 15:28
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Etait-ce le regard triste qu'il avait brièvement eu, ou bien l'effet du compliment qu'il lui avait fait ? Téa ne savait pas trop, mais elle sentit sa colère se dissiper. Mais il faudrait qu'elle l'interroge un peu plus sur ces étranges "phases" qu'il avait mentionné. Lui obéissant, elle avait filé vers les boudoirs, profitant à la fois de cette occasion de lancer son coup comme celle de masquer son émoi. Elle sentait encore son coeur qui battait après qu'il se fut approché d'elle pour remettre en place sa mèche. Détournant la tête lorsqu'elle sentait un regard se poser sur elle, elle évita de la sorte de devoir saluer qui que ce soit, et se dissimula derrière un rideau qui masquait l'entrée du boudoir le plus proche des terrasses qu'elle put trouver. De là, elle guetta ce qui se déroulait dans le hall.

Illver avait l'air de s'ennuyer férocement en compagnie de donzelles qui se rengorgeaient honteusement en sa présence. Pas étonnant qu'il ait du mal à apprécier ce genre de réception. Soudain, les voix se firent chuchotements dans la salle. Téa écarta davantage les pans du rideau pour mieux y voir. Un homme bien gardé s'avançait d'un pas altier au beau milieu de la réception. Le baron sans aucun doute. Visiblement, il devait bien connaître le médecin. En tout cas, il se dirigea immédiatement vers lui, et ils se saluèrent tout en entamant la conversation. Quelques murmures s'étaient élevés, et puisque pour le moment le baron accordait toute son attention à Illver, la musique qui s'était stoppée repris et la salle sembla se réveiller. Parfait. C'était le bon moment. Quelques couples de danseurs s'étaient reformés, sans doute des nobles de moindre importance qui devraient attendre des heures avant d'avoir quelques minutes pour saluer leur hôte. Elle sortit de sa cachette et se dirigea droit vers la terrasse et les jardins.

Les lieux semblaient déserts. L'arrivée du baron avait du faire rentrer les quelques personnes profitant de la tiédeur de la nuit, mais cela ne durerait pas. Elle se repéra rapidement. La terrasse filait sur le côté gauche de la salle. De chaque côté du jardin, des galeries non accessibles longeaient les appartements, bureau et autres pièces de la bâtisse. L'idéal pour elle aurait été de se faufiler par une fenêtre de l'étage, mais avec le monde, elle se serait vite fait repérer. Il lui faudrait donc grimper le long d'une colonnade pour faire un rétablissement sur la bordure du toit, puis gagner la fenêtre qui menait vers le bureau du baron. Un jeu d'enfant, à condition qu'elle puisse retirer sa robe. Fort heureusement le jardin constituait un véritable petit dédale de buisson et massifs hauts, elle s'engagea avec précaution dans l'un d'entre eux, et délaça sa tenue.

Uniquement vêtue de son pantalon et d'un corset léger, il était temps pour elle d'y aller. Elle ne pouvait toutefois pas s'empêcher de se sentir gênée. il lui semblait qu'on l'observait, pourtant elle n'avait pu repérer personne. Et elle n'avait pas le temps d'attendre des heures de voir si quelqu'un bougeait ou non. Elle s'élança donc, sortant deux dagues courtes qu'elle conservait soigneusement à sa ceinture, et s'en servit pour assurer ses prises le long de la colonne qu'elle avait choisie. En moins d'une minute, elle avait atteint le rebord du toit, et se préparait à escalader la façade. Ce qu'il y avait de bien avec ces maisons de riches, c'est qu'ils ne lésinaient pas sur les moulures et sculptures, ce qui lui assurait de nombreuses prises pour son ascension. Une fois arrivait sur la corniche qui séparait les étages, il lui restait le plus dur. Se glisser le long de ce ridiculement petit rebord pour atteindre la fenêtre qui l'intéressait. Elle commença à s'y engager, avançant à l'allure d'un escargot. Au bout d'une quinzaine de minutes, tout s'était parfaitement déroulé, elle poussa les pans de la fenêtre qui étaient par miracle restée ouverte, et se faufila à l'intérieur. Bien plus simple qu'elle aurait pu le croire.

Elle commença donc à farfouiller dans le bureau et le secrétaire du baron. Bien sur, ceux-ci étaient fermés à double tour, mais elle n'eut pas de mal à les crocheter. Que voulait Illver ? Des informations sur la façon dont le baron gérait sa fortune. Ses éventuels contacts... Rien de tout cela ne figurait sur les documents qu'elle épluchait. des dons pour paver les rues du port, une mission de reconnaissance des égouts financés par le baron, des requêtes de prêts. Si de tels documents existaient, ils devaient surement se trouver dans un endroit plus secret.

Elle regarda autour d'elle. La pièce possédait quelques tableaux, mais il n'y avait rien derrière. Elle tâtonna sous le bureau, mais ne découvrit aucun compartiment caché. Soudain, ses yeux se posèrent sur le globe qui trônait dans un coin de la pièce, élément de décoration elfique d'une beauté rare. Quel dommage qu'elle ne puisse l'embarquer avec elle. Elle s'approcha, et glissa ses doigts le long de la sphère, jusqu'à ce qu'elle sente une pièce s'enfoncer en un déclic. Bingo, c'était bien ça. Le globe s'ouvrit en deux, faisant apparaitre des liasses de documents et une petite boîte dorée à l'or fin. Machinalement, elle glissa la boîte dans son corset, et attrapa les papiers.

- Voyons voir. Une liste d'achat et de vente, avec... ho, ce nom n'a rien de très légal. Une mine d'argent dans... Quelle horreur. Des bons de commandes pour des expériences... Des lettres...

Visiblement c'était bien cela qu'Illver voulait. Néanmoins, fallait-il qu'elle emporte le tout, ou bien qu'elle ne fasse que consulter et noter les noms les plus importants. Sans documents elle n'aurait pas de preuves, mais les voler pourrait causer un gros remue ménage. Elle opta pour une solution intermédiaire. Elle récupéra quelques papiers, et se contenta d'enregistrer le reste dans son cerveau. Avec un peu de chance, le baron penserait tout d'abord qu'il aurait égaré des documents avant de se mettre à penser qu'on l'avait volé. Elle referma le globe, et prit le chemin du retour.

Une mission bien plus facile qu'il n'y paraissait. Elle était plutôt fière d'elle, et elle finissait tout juste de renfiler sa robe lorsqu'une voix la fit sursauter.

- Très bien mademoiselle. Maintenant que vous êtes rhabillée, peut-on savoir ce que vous manigancez ?

Elle sursauta, paniquée. Elle avait bien sentit quelque chose d'étrange, mais n'avait ni vu ni entendu personne la suivre ou approcher.

- Qui êtes vous ? Vous travaillez pour le baron ?

- Mais je crois que cela importe peu, vous ne croyez pas. Ce n'est pas moi qui vient de me faufiler dans cette demeure. Je suis curieux de savoir ce que vous en avez retiré.

- Montrez vous ! Si vous étiez un garde...

La voix semblait l'envelopper de toute part, elle ne parvenait pas à distinguer où la personne était.

- Trop tard.

Une main venait de se poser sur son épaule. Dans un réflexe, Téa s'en saisit et tira dessus, amenant à elle un gnome bien habillé. Il n'avait en rien l'air d'appartenir aux gardes, mais tenait un appareil étrange dans son autre main. Elle se dégagea et recula dans l'allée derrière elle. Des cris étouffés se firent entendre, et elle aperçut les jeunes demoiselles qui partaient à vive allure dans le hall.

- La compagne de ce cher Duc est en affaire avec un gnome, il risque de ne pas apprécier la nouvelle.

Les voix qui lui parvinrent la rendirent furieuse, mais au moins, peut-être qu'Illver pourrait la tirer de ce mauvais pas.

- Ne croyez pas vous en tirer comme ça ma jolie. Voyez vous, cet appareil permet de capturer l'image des gens et des choses. Une invention rare et splendide, qui a toute son utilité lorsqu'on travail pour un journal.

- Un journal ?

Le gnome ricana.

- Oui. Il se trame des choses peu nettes dans le coin, et vous en faites visiblement partie. Je me sauve pour le moment, mais je vous ne vous oublierez pas, soyez en sûre.

Et il disparut d'un coup dans les arbustes, laissant Téa seule et à moitié affolée. Un appareil qui pouvait capturer les images des gens ? Un journal ? Cela voulait dire qu'il était un de ces fichus journalistes, toujours en train de se glisser partout pour faire tomber les têtes ?

Où était Illver ? Elle espéra qu'il l'avait attendu, elle avait grand besoin d'un peu de compagnie.



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Illver Oron
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MessageSujet: Re: Flâner au soleil Sam 9 Mai - 16:38
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Suivre cet homme empatté lui parut être une éternité. Le médecin malgré son rang dut faire courbette sur courbette jusqu'à ce que son dos soit raide et que ses jambes le fasse souffrir. Plus que la lassitude c'était l'inquiétude qui le rongeait. Pourquoi n'était-elle pas encore revenue. Cela devait faire quelque chose comme quarante minutes maintenant ? Rien ne devait traduire son inquiétude. Et rien ne la trahissait. A l'extérieur il semblait uniquement se complaire dans le manège du baron, enorgueillie d'être l'invité principal et de rencontrer tout le gratin. Il attendait. Au fond de lui même il guettait le moindre signe du retour de sa petite voleuse. Et son cœur se serra.  

Alors que la petite fille d'un banneret s'était mise à le suivre partout, profitant de l'opportunité comme un vautour d'un cadavre abandonné le médecin commençait à se lasser. Il ne pouvait pas décemment faire fuir la pauvre chose qui vivait probablement sa première soirée et qui n'avait vu en lui que les lueurs de la richesse et de la gloire. Un brouhaha retentit soudain dans le jardin. Des cris de femme. Elles semblaient s'étouffer de quelque chose entre la colère, l'indignation et la joie la plus grande du monde. Même le baron importuné dans sa tourné se dirigea vers le jardin pour aller voir à quoi pouvait bien s'occuper ces mégères. C'était un homme à femme. Mais il les préférait nettement silencieuse, discrète et particulière obéissante. On disait même de lui qu'il soumettait ses maîtresses à des jeux étranges. Dans son regard il y avait une lueur à la fois d'excitation et de colère. Un frisson traversa le médecin. Illver voyait presque de la folie dans ses yeux. Qu'allait-il faire ?

Les premières jeunes femmes arrivèrent courant comme elles le pouvaient sur leurs hauts talons, tenant leurs jupons.

"- M. le Duc ! M. le Duc !"

Illver blanchit soudainement et grommela le nom de la jeune fille entre ses dents. Ses poings se serrèrent intensément. Il venait de se passer quelque chose. Il saisit un regard coléreux du baron dans sa direction, mais celui-ci était déjà trop enivré pour déceler le mal-être de son invité.

"- M. Le Duc ! Votre étrangère fait des choses coquines avec un gnome dans le jardin !"

Le médecin qui s'attendait à beaucoup de nouvelles désastreuses pour lui comme pour Téa tomba des nus et resta un moment coi. Par chance il n'eut même pas à simuler son expression de surprise tellement il l'était.

"- Je vous demande pardon ?
- Oui nous l'avons vu qui tenait la main d'un gnome dans les allées !
- C'était sordide ! se mit à pleurer une des jeunes femmes."

Illver leva un sourcil et ne fit même pas attention à la pauvre chose qui s'était effondrée. Le baron se racla assez bruyamment la gorge.

"- Qui est cette jeune femme qui monopolise donc toute l'attention à ma propre soirée ?
- M. le Baron, commença Illver le ton chargé de déférence. Il s'agit de mon invité. Elle se prénomme Tessa. Elle est étrangère. Je l'ai rencontrée lors d'un de mes voyages d'affaires.
- Une femme qui crée à elle seule toute cette agitation ? Il me faut la voir impérativement.
- M. le baron, s'aventura Illver, je vais de ce pas la chercher pour vous."

Cette fois le Duc était réellement inquiet pour sa voleuse. Le regard du baron. Le ton impérieux de sa voix. Ses désirs néfastes. Il redoutait qu'il ne cherche à faire de la jeune fille sa compagne. Il se hâta vers les jardins à la fois par crainte et pour paraître bien servile. Alors qu'il cherchait la jeune femme un second pincement au coeur lui fit mal. Et si elle était réellement en train de... D'entretenir un gnome. Il grimaça en silence et coupa net ses pensées. Il n'avait pas le droit de juger de quoi que ce soit. De toute manière elle n'était rien ni personne.

Il la trouva un peu échevelée dans les allées l'air perdu et lasse. Elle se tourna vers lui l'air tourmenté quand il fit du bruit en s'approchant. Devant ce regard un instinct très lointain reprit le dessus et il s'approcha pour l'enlacer contre lui. Il força sa tête contre son torse et penchant la tête en avant la protégea d'un rideau de cheveux. Il déglutit difficilement.

"-Téa... Téa comment allez-vous ?"

Il se redressa, écarta les cheveux de son minois d'ange et caressa l'une de ses joues du bout du pouce.

"- Vous êtes blessée ?"
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Téa
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MessageSujet: Re: Flâner au soleil Sam 9 Mai - 21:14
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Un peu secouée par sa rencontre inattendue qui ne présageait rien de bon, Téa avançait dans l'allée, appâtée par la lumière de la fête, mais guère motivée par l'envie de rejoindre toute cette foule bruyante. Alors qu'elle songeait à Illver, le voilà qu'il était à son côté. Elle le laissa s'approcher d'elle, soulagée de le voir.

- Je vais parfaitement bien, je vous remercie. C'est juste que je viens de faire une rencontre un peu dérangeante.

Elle ferma les yeux, et se blottit un instant contre lui. Sa proximité et sa chaleur était rassurante, apaisante. Les choses ne se passaient vraiment pas comme elles le devraient, c'était trop pour unes seule et même journée. Qui n'était pas terminée. Son calme revenu, la colère commença à l'emporter.

- Comment ais-je pu être aussi idiote. Je sentais bien qu'on me tenais à l'oeil.

Captant le regard interrogateur du duc, elle commença à s'expliquer.

- J'ai été repérée, mais pas par u homme du baron. Sacrebleu, c'est bien la première fois que ça m'arrive dans toute mas carrière, et je sens que ça va être désastreux. Il va falloir que je trouve comment remédier à ça. Sans compter qu'il est peut être encore dans le coin...

Nerveuse, elle se précipita dans les buissons, écartant les branches les unes après les autres et en pestant tout haut.

- Allons donc, mais il est vrai que cette demoiselle est charmante cher duc. Mais il semblerait que son gnome lui manque, regardez comment elle s'acharne à fouiller les buissons. Venez donc plutôt me raconter ce que vous faisiez dans mon jardin avec un gnome très chère. Je suis toujours friand d'histoires coquines.

Des rires fusaient de la suite du baron. Celui-ci, fièrement campé en bout de terrasse, observait Téa avec des yeux mi clos qui ne lui disait rien de bon. Raté, tout était à l'eau, jamais elle n'avait autant fichu une mission par terre.

- Baron... Elle s'inclina avant de s'approcher. Je n'ai rien fait que l'on puisse me reprocher je vous assure. Un gnome c'est tout simplement jeté sur moi alors que je prenais l'air, et il... m'a tenu des propos étranges...

Elle ne pouvait pas avouer qu'il était journaliste, elle risquait de se retrouver dans le pétrin encore plus vite si cela ce savait. Visiblement, toute l'assemblée avait l'air de croire qu'il s'était produit un fricotage bien plus croustillant que ça. Autant ne pas les désillusionner pour le moment.

- Je me suis débattu, mais il était tenace, c'est en entendant ces dames qu'il s'est enfin enfui. Je doute fort d'ailleurs qu'il soit un invité de votre Seigneurie.

- Un gnome vous dites. Non en effet, je ne connais guère de gnomes. Il serait sans doute bon que l'on fouille les lieux. Il fit signe à des gardes qui se précipitèrent dans le jardin.

Téa savait qu'il mentait car il était en affaire avec plusieurs d'entre eux. Néanmoins, les affaires et les réceptions de la noblesse, c'était deux choses bien différentes. Néanmoins, elle espéra que le gnome avait eu le temps de fuir. Si on le trouvait maintenant et qu'il racontait qu'il l'avait vu s'introduire dans le bureau du baron...

- Mais si vous veniez à l'intérieur, vous y serez plus à l'aise vous ne trouvez pas. Illver, votre compagne est ravissante, vous auriez dû me la montrer plus tôt. Vous vouliez la garder pour vous peut-être ?

Désemparée, mais consciente qu'on ne refusait pas une invitation qui était en réalité un ordre masqué, Téa ne put que hocher la tête, et attrapa brièvement la main du médecin en la serrant. Elle voulait lui dire ce qu'il s'était exactement passé, mais le moment était vraiment mal choisi.
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Illver Oron
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MessageSujet: Re: Flâner au soleil Dim 10 Mai - 20:13
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Illver s'efforça de ne pas répondre à la dernière remarque du baron. Son regard avait longuement oscillé entre la jeune femme et le maître des lieux. Même s'il paraissait tranquille de l'extérieur, il ne pouvait s'empêcher de bouillir intérieurement, perdu entre la colère, le désespoir et l'inquiétude. Que s'était-il passé ? Qui était ce gnome ? Avait-elle failli ? Est-ce que le baron savait tout ? Par chance, ses années d'entraînement à filtrer les émotions étaient enfin en train de payer.

Ne voulant tout de même pas laisser la jeune femme à la merci totale du baron il serra la main de la jeune femme puis la lâcha et attrapa son bras pour la serrer à son côté. En effet il aurait préféré la cacher entièrement aux yeux de cet homme corrompu. Mais il y avait sans arrêt des imprévus dans une vie de perfidie et de mensonge.

Le couple gravit les marches qui les séparaient du baron et le suivant quasi religieusement regagna l'intérieur. Dans la demeure les convives semblaient s'être tus. La musique elle aussi n'était plus aussi forte qu'avant, comme si le monde entier retenait sa respiration dans l'attente du verdict. Le médecin était le plus calme du monde. Resplendissant même à côté de la jeune fille. Comme si la beauté de son petit visage d'ange pouvait redorer un peu l'âge qui avançait du duc. Il du la lâcher néanmoins.

"- M. Le baron je vous présente Mlle Tessa Devenor"

La jeune femme s'inclina très respectueusement. Heureusement qu'elle avait prit quelques cours de tenus dans le monde mondain.

"- Vous connaissez mon honnêteté. A aucun moment je souhaitais cacher à mon hôte l'une de ces invitées. J'attendais au contraire le moment propice pour vous faire part de présence. Je ne voulais pas non plus perturber le rituel des salutation"

Il reprit le bras de la voleuse. Il répéta une fois de plus l'histoire de leur rencontre à l'étranger, leur péripéties et les qualités innombrables de la jeune femme. Il réussit à mettre dans son discours une émotion nouvelle. Une sorte de candide respect et admiration qui passait facilement pour de l'amour. Le baron prit en pleine face cet aveux sous-jacent. D'ailleurs Illver espérait vraiment que cela l'empêcherait de s'intéresser de trop près à la jeune femme. Le baron ne pouvait juste pas se permettre de pénétrer la chasse garder d'un Duc. Il y avait des choses qui se respectaient pour vivre dans la haute société.
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Téa
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MessageSujet: Re: Flâner au soleil Mar 12 Mai - 21:22
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Lorsqu'elle se baissa pour saluer le baron, Téa sut tout de suite qu'elle n'apprécierait pas l'homme. En plus d'avoir vu de ses propres yeux l'étendue de ses magouilles signées dans l'ombre, l'homme se cachait à peine d'être ce qu'il était. Un riche répugnant et suffisant, convaincu que sa fortune lui permettait de se comportait comme le pire des porcs, gaspillant à outrance des biens qui auraient pu faire vivre de nombreuses familles démunies. Tout cela pour épater une galerie qui valait à peine mieux que lui.

Elle connaissait fort bien ce genre de personnage. En réalité, c'était ceux qu'elle avait le moins de mal à séduire, car ils étaient eux-même convaincus d'être tellement supérieurs en tout points aux autres, que les belles femmes se devaient de tomber à leurs pieds. En général, elle leur faisait miroiter la lune, et disparaissait les poches bien remplies pendant que ces chers messieurs attendaient en bavant le plaisir de sa compagnie. Elle commençait à se préparer à lâcher quelques paroles flatteuses qui mettrait le baron de bonne humeur, bien que ne sachant pas où cela la mènerait, quand elle se rendit compte que le discours et le comportement d'Illver faisait au noble un effet... refroidissant. C'était fort intéressant. Changeant de tactique, elle se mit à regarder le médecin avec de grands yeux remplis d'admiration, de ferveur, et de toute la passion qu'elle se savait capable d'octroyer du regard.

Si avec tout cela, ce cher baron doutait encore de la relation qu'ils étaient supposés entretenir...

- Vraiment ? Vous venez donc de si loin, tout cela pour notre belle cité...

- Et revoir ce très cher docteur...

- Je vois. Cela étant, bien que je ne doute pas que ce cher Sire Oron soit un homme remarquable, peut-être vous plairait-il de passer un peu de temps en ma compagnie pendant qu'il accorde une danse à ces dames impatientes... Vous pourriez me narrer vous même toutes ces belles aventures...

Décidément il ne la lâcherait pas si facilement.

- Si vous le permettez monsieur, j'aurais nettement préféré pouvoir quitter la réception. Bien que celle-ci soit splendide, je crains que cette rencontre affreuse avec ce gnome ne m'ait fort secouée. Je ne sais pas ce qu'en pense mon docteur favori, mais je pense qu'un peu de repos me ferait du bien.

Elle s'éventa rapidement, et pris soin d'inspirer de grandes bouffées d'air, ce qui avait pour effet de l'oxygéner et de lui faire tourner légèrement la tête, assez pour qu'elle sache que sa peau de rousse déjà pâle blanchisse encore davantage.
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Illver Oron
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MessageSujet: Re: Flâner au soleil Jeu 14 Mai - 16:24
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Le médecin faillit adresser un air implacable à la jeune femme. Son jeu était un peu grossier à son goût. Il ne le fit pas. Il ne pouvait pas se permettre de mettre en danger leur couverture. Quand elle feignit un malaise lui même faillit y croire et son air d'étonnement soudain et d'inquiétude eurent raison de toute la volonté du baron

"- Que quelqu'un m'apporte de l'eau elle va s'évanouir !"

Une femme de chambre arriva en courant avec une coupe d'eau qu'il fit porter aux lèvres blanchissantes de la jeune fille. Une main sur sa joue, l'autre la faisant boire délicatement, il était penché sur elle. Ses longs cheveux cachaient leurs visages. Il se plongea dans ses yeux mi-inquiet mi-rieur. Il chuchota :

"-Magnifique... Magnifique. Allons-y très cher. Votre médecin préféré doit vous ausculter..."

Le duc se redressa et ficha son regard directement dans celui du baron.

"- Mon invitée est indisposée à cause de l'intrus qu'elle a croisée dans votre jardin. Les gnomes sont d'étranges personnages qui s'infiltrent vraiment partout. Pardonnez-nous très cher baron. Nous allons nous retirer immédiatement."

Le médecin prit le bras de son amie et la fit se redresser tant bien que mal, la soutenant en même temps.

Une vingtaine de minutes plus tard malgré les protestations autour d'eux ils étaient enfin parvenus à monter dans la riche calèche qui commença à s'éloigner. Le docteur assit en face de la voleuse posa ses mains sur ses genoux puis se pencha devant elle.

"- Expliquez moi. Expliquez moi tout maintenant."

Il avait l'air inquiet, presque en colère.
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Téa
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MessageSujet: Re: Flâner au soleil Lun 18 Mai - 18:46
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Qu'il était plaisant d'avoir un compagnon d'infortune qui réagissait à ses actes au quart de tour. Elle n'aurait pu en dire autant de bien de jeunes recrues, avec lesquelles elle s'était arrachée les cheveux pour essayer de leur apprendre à jouer le jeu. Et dire qu'il faisait cela naturellement. Elle se laissa entrainer vers la calèche, sentant toutefois bien à la crispation des muscles du duc, puis à celle de ses mâchoires lorsqu'il la somma de parler qu'il n'était pas très content. Elle inspira doucement, et se secoua la tête. C'était une ruse pas très originale, mais elle avait réellement eu des vertiges, bien que provoqués par elle-même, et elle sentait que sa tête tournait encore un peu.

- J'y viens.

Elle pose ses mains sur celles du docteur, essayant de le rassurer, ou juste de se rassurer elle de par son contact, et ne put s'empêcher de frissonner. Etait-ce la proximité avec cet être qui avait pour effet de l'enivrer de la sorte, ou ses souvenirs confus de cette soirée quelque peu mouvementée.

- Je pense avoir trouvé de quoi vous satisfaire en ce qui concerne les activités du compte. Je dois dire que je n'ai d'ailleurs pas vraiment pu résister à l'envie de subtiliser quelques documents qui pourraient se montrer des plus compromettants. Tout s'est parfaitement bien passé, personne ne m'a surprise, et je ne pense pas que l'on fasse le lien avec moi, cependant...

Elle s’arrêta, sentant ses joues rougir de honte. Jamais elle ne s'était faire repérer de la sorte, espionnée durant toute une mission sans qu'elle ne s'en rende compte. Après tant de victoire, voilà qu'elle tombait des nues, c'était le pire cauchemar qu'elle aurait pu faire, sauf qu'il était réel. Avouer qu'elle avait faillit... c'était vraiment dur. Bon sang, il ne lui ferait plus jamais confiance après cela, et elle redoutait de le voir en colère.

- Ce gnome... je n'ai rien fait avec lui, je vous le jure !

Elle savait que c'était sans importance, mais brusquement, même ce détail insignifiant lui semblait être dramatique.

- Je sentais bien que quelque chose ne tournait pas rond, mais je n'ai rien repéré qui puisse confirmer mes craintes, et le temps était compté. Ce sale fouineur. Il était là depuis le début, planqué quelque part dans  le jardin. Il m'a tranquillement observé, sans donner l'alerte, mais... Il ne sait pas exactement ce que j'ai fait, mais il se doute bien que ce n'était pas très légal. En plus il avait en sa possession un appareil dont il a dit qu'il pouvait capturer des images.

Minable, elle se sentait minable. Et le pire restait encore à venir. Elle n'osait pas regarder Illver dans les yeux, et avait tourné le regard vers les pavés qui défilaient sous le rythme des sabots et des roues de leur transport.

- Il a dit qu'il était journaliste. Je ne sais pas ce qu'il recherchait, mais il se doute lui aussi que le baron trempe dans des histoires louches, et avait visiblement l'intention d'en faire un scoop. Pour le moment il ne dira rien, mais quand il aura trouvé ce qu'il cherche... La situation pourrait devenir très embarrassante.

Elle avait resserré ses mains sur celles du docteur. Elle ne savait comment elle pouvait lui expliquer qu'elle était furieuse de s'être faite avoir, honteuse, profondément désolée, en même temps qu'elle était terriblement nerveuse et inquiète de la suite des évènements, qui pourraient la compromettre, ainsi qu'Illver, sans compter que la Guilde pourrait lui tourner le dos si elle considérait qu'elle était devenue une trop grande menace. A moins qu'au contraire elle ne l'aide ?

- C'est bien la première fois que je me fais prendre de la sorte. Bon sang, je suis vraiment désolée.


Dernière édition par Téa le Lun 18 Mai - 23:04, édité 1 fois
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Illver Oron
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MessageSujet: Re: Flâner au soleil Lun 18 Mai - 22:14
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Illver ne sut pas pourquoi et le reste de sa vie ne lui apporta pas non plus la justification de son acte mais quand elle s'excusa tout en serrant ses mains il finit par les dégager et prendre celles de la jeune fille entre ses doigts et l'attira à lui. Le médecin posa ses lèvres sur celle de la voleuse et d'un regard pressant lui fit fermer les yeux. Il l'embrassa alors délicatement et suavement. Il pouvait sentir qu'elle se débattait un peu, probablement surprise, peut être rétive.
Il lâcha une de ses mains pour la passer dans son dos et profitant d'un cahot la fit glisser à cheval sur ses jambes se renversant en arrière. Ses bras entourèrent la taille fine et il mit plus d'ardeur dans son baiser avant de lentement relâcher ses lèvres. Il ne bredouilla pas. Il ne blanchit pas non plus, et comme si rien ne s'était réellement passé il reprit la conversation d'un ton presque normal.

"- Ne vous excusez pas ce n'est pas votre faute"

Il la serra contre lui tranquillement profitant réellement pour la première fois des charmes de la jeune femme.

"- Un gnome vous dites ? Journaliste ?"

Il posa la tête sur l'appuie-tête perdu dans sa nonchalance, son détachement et ses réflexions. Un gnome journaliste. Il était persuadé que cela lui rappelait quelque chose. Quelqu'un dans ses connaissances devait lui avoir déjà parlé de lui. Probablement une discussion qu'il n'avait pas jugé intéressante à l'époque. Il se mordilla les lèvres tout en fronçant les sourcils de colère contre lui-même. Les yeux toujours perdus dans le vague il recommença à parler.

"- Il va nous falloir le retrouver. Il marqua une longue pause quasiment dramatique puis ajouta avec une voix rauque, et le faire taire. J'ai de quoi l'acheter je présume. Il va falloir le rallier à notre côté. Ou..."

Laissant sa voix s'évanouir il la regarda de nouveau dans les yeux avec un air ombrageux.

"- Je n'aime pas faire souffrir les gens, mais là, c'est lui ou moi..."

Cette dernière phrase était probablement très égocentrique. Mais dans la situation actuelle, elle n'était rien, le gnome n'était rien. Il était un personne public. Il avait le plus de chose à perdre.
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Téa
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MessageSujet: Re: Flâner au soleil Lun 18 Mai - 23:37
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Généralement, quand on vient de faire une bêtise, les gens peuvent éventuellement accepter vos excuses. Ou vous passer le savon de votre vie, voir vous infliger une punition encore pire. Mais se jeter de la sorte sur ses lèvres... voilà qui n'était en rien habituel. Oubliant de respirer, un peu choquée par cette attaque inattendue qui ne venait pas vraiment à point nommé, elle se raidit, les yeux écarquillés d'étonnement, avant de les baisser devant le regard insistant du médecin. Elle se sentit fondre dans la chaleur de ce baiser, savourant cet intermède suave et puissant, laissant ses sens déjà bien attisés se laisser porter et s'ouvrir encore davantage.

Non ! Une petite voix raisonna dans sa tête, perdue au fin fond de son être, essayant de se faire entendre dans une multitude de déraison. Un léger chaos, et la voix se fit plus claire. Combien de temps l'avait-elle laissé faire ? Depuis combien de secondes ou de minutes était-elle dans ses bras ? Depuis quand se laissait-elle séduire de la sorte ? Dans un fiacre ? Etait-elle tombée si bas ? Enfin il la lâcha, et enfin, incrédule, elle put rependre sa respiration, forçant son coeur à se calmer. Cela ne ressemblait en rien à un blâme. Méfiante, elle resta immobile, tentée de lui asséner la plus belle paire de claque qu'elle ait jamais eut besoin de donner, ou de bondir hors du véhicule et de s'enfuir bien vite. Si seulement elle n'avait pas commis cette énorme bévue.

- Quel que soit le mode opératoire, il ne faudra pas traîner si on ne veut pas qu'il divulgue des informations. Mais je pense qu'il voudra en savoir plus avant de tenter quoi que ce soit. Il a dit qu'il saurait où me trouver. Je n'aime pas ça, les secrets de la Guilde sont plutôt bien gardés.

Elle n'ajouta rien de plus, n’appréciant pas le regard sombre qu'Illver lui lançait. Comment un médecin pouvait avoir de si mortelles idées ? Cependant, certains cas nécessitaient des mesures un peu plus radicales, elle le savait fort bien. Et ce monde n'était pas si clément que ça.

- Lui ou nous. La Guilde n'appréciera pas ce qui vient de se passer, et si il n'est pas à sa solde, ce dont je doute... Mais j'imagine qu'elle n'aimerait pas trop prendre part à une affaire si délicate.

Elle ne pouvait plus tenir de la sorte. Se redressant, elle se ressaisit, s'échappant des bras du duc et prenant place sur la banquette auprès de lui. Néanmoins, elle avait gardé sa main dans la sienne, et ne put s'empêcher de jouer un peu. Quelle que soit la situation, elle ne pouvait manquer une telle occasion, de plus, elle avait bien envie de lui rendre ce baiser volé à sa façon. Elle serra donc cette main contre elle, l'amenant contre son coeur et sa poitrine, et se pencha à son oreille.

- Saviez vous qu'il n'est pas très correct de surprendre les jeunes femmes honnêtes de cette manière. Pour un peu je vous aurai fait voler votre tête d'un revers de la main.

Innocemment, elle déposa un rapide baiser dans son cou, pendant qu'elle faisait glisser leurs mains vers son corsage. Que pouvait-il penser à cet instant précis ? Espérant qu'il serait aussi surpris qu'elle, bien qu'elle n'espérait pas le voir rougir, il gardait un masque trop impénétrable pour cela, au moins pour quelques secondes, elle fit durer le plaisir, emmêlant leurs doigts dans les lacets de son corsage avant de les faire glisser sous le vêtement. Contre elle, en plus de la boîte qu'elle avait subtilisé, se tenait un rouleau bien serré des papiers importants qu'elle avait volé. Ne laissant aucun doigt s'égarer en chemin, elle les dirigea sur les documents qui les avaient mené dans cette situation délicate.

- Je crois que ceci est pour vous monsieur le duc. J'espère que vous ne serez pas trop déçu.






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Illver Oron
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MessageSujet: Re: Flâner au soleil Mer 20 Mai - 20:52
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"- Je. Je vais me permettre de vous avouer que je reste un peu sur ma faim.."

Il attrapa les documents, les sortit du corsage et sans un regard pour la fille. Le médecin déplia rapidement les missives et les parcourut.

"- Fort bien, fort bien..."

Il garda les yeux rivés sur les différents papiers pendant quelques minutes analysant les informations à sa portée. Il y avait là quelques faits particulièrement intéressants. Pourtant ses pensées n'arrivaient pas à se focaliser et il y avait d'autres détails de la soirée qui revenaient en permanence à sa pensée. Il replia rapidement les papiers et les glissa dans la poche intérieur de sa veste militaire. Il leva un regard vers la voleuse.

"- C'est parfait. Vous me donnerez pas écrit les autres renseignements dès que vous aurez le temps..."

Il planta son regard dans les yeux de la jeune fille.

"-Nous avons une autre affaire à régler maintenant..."

Il se pencha sur elle.

"- Il me faut absolument retrouver ce gnome"

Il se ré-adossa contre son siège l'air penseur. D'une main il souleva le petit rideau de l'habitacle pour regarder le noir extérieur. A vrai dire il était vraiment soucieux. Maintenant qu'il avait pu mettre un terme à la tension qu'il avait ressentie à son égard il put se concentrer entièrement sur ce problème.

"- Nous ne pouvons pas faire quoi que ce soit demain. Il va falloir attendre patiemment. Je m'occuperais de retrouver cette personne. De l'acheter. De le faire taire. Nous ne pouvons pas le laisser dans la nature."

Le duc glissa de nouveau son regard vers elle, serrant et desserrant les poings alors que ses mains se souvenaient de la fermeté de ses seins.

"-Où doit-on vous déposer mademoiselle ?"
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Téa
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MessageSujet: Re: Flâner au soleil Sam 23 Mai - 13:19
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Lui faire un rapport par écrit. Téa pinca la bouche, pensive. Il aurait un autre homme, elle aurait sans doute joué avec lui en lui proposant de lui faire plutôt un récit de vive voix mais là. Vu ce qui s'était passé, le raccompagner chez lui ne serait pas une bonne idée, il ne fallait pas écouter ce vil instinct qui lui demandait de lui sauter dessus. Elle soupira et considérant leur position actuelle, réfléchit à l'endroit où il pouvait la laisser en chemin. Elle finirait de se rentrer en filant par les toits, peut-être passerait elle directement à la Guilde pour essayer de trouver des informations.

- Vous pouvez me laisser sur la petite place avec la fontaine, pas très loin de chez vous.

C'était un endroit parfait pour se hisser de balcons en balcons et atteindre les hauteurs. C'était là son territoire, et au moins on ne pourrait pas la suivre sans qu'elle ne s'en aperçoive sur ce chemin là. Sans compter que la Guilde avait toujours quelques vigiles pour veiller à la sécurité des leurs, et éventuellement rattraper un coup foireux.

- Pensez vous qu'on pourra le retrouver avant que la situation ne s'aggrave ? Le baron devrait remarquer la disparition de certains de ses documents dès demain. J'ai pris soin de ne subtiliser que certains d'entre eux, et il ne verra aucune trace d'effraction. Avec un peu de chance, il pensera tout d'abord qu'il les a égaré avant de réaliser qu'on est venu fouiner chez lui. Sauf qu'avec la tournure des évènements... Il est fort possible que le gnome soit désigné comme étant le coupable idéal. Ce qui voudra dire qu'il remuera ciel et terre pour le retrouver, sans compter qu'il risque de vouloir m'interroger.

La voiture ralentissait. ils allaient bientôt arriver près du point qu'elle avait mentionné. Elle n'avait pourtant pas vraiment envie d'y aller, mais tôt ou tard il lui faudrait bien descendre et aller à la pêche aux informations. Elle mourrait d'envie d'aller se coucher et de dormir pour oublier toute cette histoire ne serait ce que le temps d'un songe, mais la nuit, bien qu'avancée, n'était pas encore finie et par conséquent ses horaires de travail non plus.

- Je vais voir ce que je peut trouver de mon côté. J'espère juste que le baron ne mettre pas la main sur ce foutu gnome avant nous. Quant à moi...

Elle se leva, retira rapidement la robe qu'elle portait pour en faire un baluchon qu'elle fixa dans son dos. Ce n'était pas très approprié de traiter un si beau vêtement de la sorte, mais il fallait s'adapter aux circonstances non ?

- Si jamais on vous interroge, peut-être que vous pourriez dire que suite aux évènements de cette nuit, j'ai préféré repartir au plus vite dans mon pays pour le moment, outrée par le comportement des habitants de la ville ? Qu'en pensez vous ?

La voiture s'était finalement arrêtée. Entrouvrant la portière, elle attendit la réponse d'Illver, se demandant si elle oserait l'embrasser avant de le quitter.
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Illver Oron
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MessageSujet: Re: Flâner au soleil Lun 25 Mai - 16:00
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Le médecin ne s'offusqua pas quand elle lui désigna la place comme lieu pour la déposer. Un sourire traversa même son visage et il ferma calmement les yeux. C'était une demande intéressante. Elle souhaitait revenir exactement à l'endroit où ils s'étaient rencontrés. Quand ses pensées cessèrent de divaguer il pensa de nouveau au gnome. La description que la voleuse en avait faite lui était trop familière et cela lui trottait dans la tête. Tout cela n'allait pas rester un mystère très longtemps. Bien décidé à ne pas laisser tomber l'affaire il sortit un papier et griffonna quelques phrases avec une plume sur laquelle il avait fait inclure un réservoir d'encre pour pouvoir s'en servir quand bon lui semblait. C'était des ordres pour ses domestiques. Ce dont la jeune femme ne se rendait pas encore compte c'était de l'étendue de son réseau. Elle le voyait encore comme un médecin, mais s'il n'avait pas cultivé l'étendu de ses connaissances en tant que comte il ne les avait pas laissé dépérir. Son père beaucoup plus dans les jeux politiques lui avait légué un empire qu'il avait su maintenir à flot et dont il ne se rendait compte de la puissance que depuis récemment.
Il avait sous ses ordres de nombreux domestiques mais aussi des employés qu'il pouvait contacter en cas d'urgence et dont peu de personne ne serait capable de trouver le lien qui les reliait à lui. C'étaient ces personnes qu'il souhaitait faire agir. Dès cette nuit. Dès le départ de la jeune femme. Il ne voulait pas encore tout lui dévoiler de lui. Après tout, il avait beaucoup plus de pouvoir tant qu'il restait mystérieux et que les gens le sous-estimaient. Personne n'avait la vue d'ensemble qu'il avait sur son réseau et il avait établi des groupes de personnes qu'il avait rendu hermétiques.

"- N'ayez pas d'inquiétude pour ce gnome. Nous le retrouverons très rapidement. Et nous le cacherons. Le baron ne le retrouvera pas"

Le médecin la regarda droit dans les yeux avec un air sérieux et assuré. Il ajouta avec un petit sourire sur les coins des lèvres :

"- Il n'est pas à mon avantage que vous soyez découverte et que les pistes remontent jusqu'à moi. A partir de ce moment vous êtes sous ma haute protection je peux vous l'assurer. Je vous conseille par contre de ne pas trahir ma confiance. Sinon vous entrerez dans le cercle de mes ennemis. Et vous n'avez pas envie d'être mon ennemi. La guilde aurait à faire un choix entre vous et moi déjà, et je ne sais pas si vos compétences lui sont aussi uniques que les miennes. Et ensuite vous auriez mes propres gens à vos poursuites... Mais comme tout cela n'arrivera pas, je vous invite dès maintenant à faire appel à moi en cas de problèmes. Je vous ferais parvenir un pigeon voyage pour que vous puissiez communiquer avec moi. Evitez de vous introduire chez moi trop souvent. Je peux d'or et déjà acquérir une maison pour vous loger si cela peut vous permettre d'avoir un point de chute et un point de rencontre pour nous deux"

Il laissa sa voix se taire quelques secondes et à nouveau il regarda par les rideaux de la calèche. Bien que le geste ressemblait à de l’inquiétude ou de l'angoisse, sa posture, son regard et le ton de sa voix ne trahissait qu'un calme profond. L'emportement fougueux dont il avait fait preuve en l'embrassant, cet aspect bestial de sa personnalité avait lui aussi été mis de côté.

"- Je pense que je dirais simplement que vous avez pris le vert à la campagne. Une femme de votre rang ne doit pas fuir. Elle doit affronter les problèmes et se retirer quelques temps mais pas aussi loin que ça. Votre honneur en dépend. Restez dans les environs quoi qu'il en soit"

Il regarda la jeune femme arranger ses vêtements et laissa son regard se perdre sur ses courbes. Quand elle s'apprêta à sortir il conclut la soirée :

"- J'aurais besoin de vous quand j'aurais retrouvé le gnome. Restez disponible et à l'écoute. Je trouverais un moyen de vous faire passer un message. Ne parlez pas de notre arrangement à la guilde."
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Téa
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MessageSujet: Re: Flâner au soleil Mer 27 Mai - 0:09
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Brusquement refroidie par son ton et ses paroles, Téa regarda le docteur d'un air soupçonneux. Pourquoi se mettait-il subitement à la menacer à demi-mots. Elle savait bien qu'il risquait gros, mais il n'était pas le seul. De plus, en tant que voleuse, sa peau ne valait pas bien cher pour quelqu'un comme le baron. Il avait sans doute bien plus de moyens pour se défendre qu'elle n'en avait.

- Vous n'êtes pas un parfait inconnu de la Guilde, certes. Mais n'oubliez pas que la Guilde agit envers les siens comme envers les membres de sa famille. Et que peu importe qui sont vos gens, j'ai appris à disparaître et à me fondre dans la masse depuis petite.

Elle essaya de ne pas s'emporter, évitant de continuer sur ce sujet. Mais après tout la nuit avait été riche en émotions, elle avait bien le droit d'être un peu à cran. Et quoiqu'il en dise, elle avait bien l'intention de pénétrer aussi souvent qu'elle en avait envie dans sa demeure, que cela lui plaise ou non. Il y avait fort à parier qu'il ne s'en rendrait absolument pas compte. Ceci dit, les visites de cambriolages nocturnes et les "rendez-vous" d'affaires, ça n'était pas la même chose.

- Louer une maison ? Rien que ça ! Cela pourrait être utile, mais votre entourage ne risquerait-il pas de trouver cela étrange ? Avec une moindre somme, je pourrais m'occuper d'avoir un étage de bâtiment à double entrée... songez-y. Il n'y a rien de plus discret.

Il n'y avait rien de plus facile pour elle que de dénicher ce genre d'appartement. Une façade donnait sur un quartier riche, l'autre sur une ruelle plus pauvre, à priori rien ne reliait les deux bâtiments, et pourtant ils avaient au moins une pièce en commun. Ni vu ni connu, c'était parfait. Et en plus, il y avait souvent une issue de secours à disposition.

- Prendre le vert... très bien, je vais me documenter là-dessus. En attendant, vous pouvez vous rassurer, je n'ai pas l'intention de vous trahir. Si vous voyez que vous n'arrivez pas à me joindre... peu importe, je trouverai bien le moyen de vous croiser quelque part.

Elle posa un pied par terre, prête à quitter le fiacre, puis se ravisa. Elle n'avait pas envie de le quitter comme ça. Elle remonta rapidement, et déposa un baiser sur le coin de ses lèvres.

- Mais ne vous avisez plus de sous entendre que je ne suis pas digne de confiance.

Cette fois-ci, elle descendit pour de bon, et se fondit dans la nuit, disparaissant le long des bâtiments pour prendre un chemin connu d'elle seule.
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Illver Oron
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MessageSujet: Re: Flâner au soleil Sam 21 Nov - 18:19
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"Merde"

La jeune voleuse s'était éloignée avec la furtivité d'un renard et il n'avait pas pu retenir ses mots

"Merde Merde Merde"

Le médecin se reprochait ardemment sa perte de moyens et son emportement. La pression ne le mettez pas en temps normal dans tous ses états. Au contraire. Peut être sa soif de pouvoir était allée cette fois au delà de ce que son esprit acceptait de tolérer ? Il ne lui semblait pourtant pas que c'était cela. Ruminant de fortes méchantes pensées à son propre égard, Illver se laissa ramener chez lui. Cette femme. C'était forcément de sa faute. Un homme de son rang ne pouvait pas passer de la séduction à la menace de cette manière. Ses pensées s'aiguisèrent d'avantage et oubliant la jeune femme, oubliant le gnome il s'attaqua à lui même avec violence.

Arrivé chez lui Illver prit à peine le temps de se débarbouiller de cette soirée de débauche pour aller se coucher à un horaire qu'il n'était presque plus honorable à son goût. Il avait bien fait signe à son personnel de veiller à ce que personne n'entre dans la maison en faisant comprendre le risque d'infraction. Si elle choisissait de venir, il préférait que cela ne soit pas durant cette soirée de laisser aller. Il lui fallait d'abord reprendre ses moyens.


La nuit passa, apaisant les plaies de la veille et lavant l'outrage d'une ondée forte. Une journée de travail à son cabinet s'annonçait. Une nouvelle qui le calma de ses peurs glaçantes. Avec un patient entre les mains, jouant de la vie, jouant de la mort, il était de nouveau Le maître incontesté. Et lui seul pouvait contrôler le destin, sans intervention outrancière de cette voleuse. Les jours passèrent et se suivirent. Le cabinet faisant place aux cercles de gentleman qui eux même cédaient devant les nuits d'études prolongées. Le rythme de la vie pure qu'il menait avant le déraillement de son esprit était en train de reprendre sa mécanique. Pourtant, rapidement sa conscience se mit en branle et ses pensées furent mises à nouveau à l'épreuve. Il lui fallait reprendre cette quête sordide de pouvoir. Il lui fallait remettre la main sur la voleuse pour déterrer avec elle les secrets les plus impies. Mais surtout, la menace du Gnome se faisait plus présente. S'il avait tenté de l'éradiqué fut un temps de son esprit, le fait de ne toujours pas l'avoir trouvé, ou fait trouvé par ses hommes de mains commençait à l'angoisser.

[Oué, j'avais pas d'idée x) ]
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Téa
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MessageSujet: Re: Flâner au soleil Mar 1 Déc - 12:58
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Flâner sur les toits et s'endormir à la belle étoile... Fallait-il que ce médecin lui ait retourné le cerveau ? Elle éternua. Si encore la pluie n'était pas tombée, elle aurait pu éviter de se retrouver au lit avec cette crève odieuse. Elle avait tout juste eu le temps de contacter ses informateurs pour essayer de remonter la trace du gnome, et de se louer un appartement pas très grand, mais dont les entrées et sorties alambiquées rendaient sa couverture parfaite. Mais impossible depuis de se mettre au travail. Une violente quinte de toux le fit se redresser. Pas moyen de continuer ainsi ! Cela faisait des jours que cela durait, et c'était beaucoup trop pour la voleuse, qui non seulement sentait l'impatience la gagner, mais qui avait une multitudes de préoccupations vitales à régler au plus vite. Sa bourse qui se vidait plus vite qu'elle ne se remplissait, son estomac qui criait famine car elle avait à peine la force de se lever. Ce fichu gnome... Et ce fichu Illver.

Elle avait beau essayer de conserver un esprit clair, des images du bel homme flottaient sans cesse devant ses yeux, et ses poussées de fièvre n'arrangeaient pas les choses. Après plusieurs nuits de nuits blanches, trop mal en point pour véritablement dormir, mais pas assez vaillante pour faire autre chose que somnoler, elle décida de prendre les choses en mains. Après tout, c'était bien à cause de ce docteur qu'elle était malade, il pouvait bien faire un effort et la soigner.

Elle revêtit une vieille robe noire, alourdit ses traits, fit un chignon serré de ses cheveux qu'elle dissimula sous un grand chapeau de veuve, et sortit par une porte de derrière. La fin d’après-midi était bien entamée, et le soleil, bas à cette époque de l'année, faisait déjà place à la nuit. Serrant les dents et grommelant, elle se dirigea comme elle le put vers le cabinet du médecin. Vacillante sous l'effet de la maladie, elle avait tout d'une vieille veuve pas très aisée, et sa toux rauque dissuadait sans problèmes les passants de venir y voir de plus près. Après un temps qui lui parut une éternité, elle réussit à trouver la bonne maison. Elle était visiblement la dernière patiente de la journée, elle avait du insister pour qu'on la fasse entrer, jouant sur son soi disant vieil âge pour réussir à faire plier la gardienne et s'introduire dans la salle d'attente.

Dès que ce fut à son tour, elle pénétra en chancelant dans le cabinet, s'effondrant sur un fauteuil et accusant Illver du doigt.

- Vous, vous n'allez pas vous en tirer comme ça. J'ai besoin d'un bon docteur, et vite, sinon je vais devenir folle en plus d'être malade. Vous n'êtes même pas venu me voir.

Son ventre gargouilla, mais elle l'ignora, continuant à déblatérer des propos pas toujours bien cohérent, la fièvre l'ayant reprise en chemin.

- Et le gnome ? Vous l'avez retrouvé ? Je jurerais qu'il m'espionne la nuit, ou alors c'était un rat. Bon sang, comment voulez-vous que je fasse ma part du marché si vous ne coopérez pas. Et ne me donnez pas n'importe quoi à boire, je ne suis pas un de vos cobayes.

Finalement elle lui fonça dessus, l'attrapant au col.

- Et le mage, il est où ? C'est par le mage qu'on retrouvera l'appareil, il faut lui demander, vite sinon il va nous échapper.


[arf c'est pas forcément mieux]
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Flâner au soleil

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