Que vous soyez jeunes (+16ans) ou âgés, joueurs débutants ou confirmés, nous vous souhaitons la bienvenue à Vol Au Vent, la ville où le voleur rôde dans les rues, où le policier s'affaire à lui courir après, et où bien d'autres s'occupent étrangement...
 
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Une auberge, un gosse et de l'opium

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Message
Creste Peisno
Peuple : Sylphe
Spécialité :
  • Espion

Or : 15


MessageSujet: Une auberge, un gosse et de l'opium Ven 19 Fév - 19:31
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O Uzna, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur Vol-au-Vent.
Donne-moi aujourd'hui mon gagne-pain du jour. Pardonne mes ratés, mes plans foireux et mes fantasmes bizarres. Et soumets-moi à la tentation, laisse-moi mes péchés, et mon opium aussi. Surtout l'opium en fait. Je suis ton éternel fidèle. Amen.

-Prière pour Uzna déesse des voleurs « O Uzna » remaniée par mes soins



Je vais poser un peu le décor, hm ?
C'est donc un bel après-midi. Il fait beau et, malgré la neige, je ne sens pas du tout le froid. Bon, ça, c'est peut-être dû l'opium que je fume. Ce que je fiche ici ? Voyons voir… Qu'est-ce qu'on peut faire après s'être confessé en fumant sa dernière dose ? … Non, pas ça voyons !


Non...


Toujours pas.


Mais… Je passe pour quoi, là ? Vous me voyez vraiment comme un pervers ?


Vous ne trouvez pas ?


Je vous le donne en mille : j'attends un indic. Un petit garçon, tout gentil, que j'ai trouvé mendiant devant les cuisines d'une taverne. Il est malin, aussi, et c'est toujours avec plaisir que je le paie. Avec du pain, des pièces que j'ai… Et, si je passe commande, il m'apporte en plus des informations mon opium. Et parfois il se ramène avec une autre gamine. Dans ces cas-là, je me sens coupable de ne donner que la somme habituelle. Du coup, je donne le double (voire le triple, et après je suis sur la paille). Influençable, moi ? Mais non… Du tout…

Comme je vous le dis, j'attends mon indic. Autour de moi, les gens s'affairent comme ils en ont l'habitude. Une bouquetière vend ses fleurs juste devant moi, et me fait les yeux doux pour que je lui en achète une. Le pain de la boulangerie chatouille mes narines et me donne faim avant l'heure. Un homme négocie pour avoir un tissu moins cher chez le teinturier. Le cordonnier apporte les chaussures réparées à une vieille dame et le forgeron fait un bruit pas possible de depuis sa forge. Il y a même une troupe de bohémiens qui chantent et dansent pour de menues piècettes et des prostituées qui aguichent les passants. Et moi, au milieu de tout ça, je suis assis contre une vieille fontaine qui ne crachote plus d'eau, à fumer dans un état semi-léthargique. Je n'entends pas plus que ça le monde qui m'entoure, mais je sais que le marchand humain qui tient une parcheminerie se dispute avec sa femme, que la gnome de la parfumerie vend un flacon hors de prix à des badauds et que les épices du bout du monde partent plus vite que les pâtisseries de madame la boulangère. Je sais aussi que le marché bat son plein, que ça braille et ça arnaque malgré l'hiver.

Une forme vaguement humanoïde se poste devant moi. Je pense qu'elle me parle. Qui est-ce ? Je ne comprends pas, vous pouvez répéter ?

« … sno… M'sieur Peisno, youhou… V'm'entendez ? C'moi, Loup… Youhyouh... »

Il me semble que je connais cette voix… Mais d'où ? Rah, je commence à avoir mal au cœur, et au ventre, et j'ai envie de vomir. Une nausée, manquait plus que ça. Je sens une petite main maigre me frapper. Ça fait pas mal.

« 'tain, le fais exprès… M'sieur Peisno ? »

Quelqu'un de plus petit que moi me relève.

« Hep! Toi, la fille 'vec les fleurs.. Ça fait combien de temps qu'il est dans cet état ? 
- Trois-quatre heures, pourquoi ? Et, tu veux pas m'acheter une fleur ?
- Nan, j'veux pas d'tes pissenlits crevés. M'ci de l'info. »


Je sens quelque chose remonter le long de mon œsophage, puis aller dans ma bouche. Je vais vomir.  Je crache ma pipe.

« Rah, il va tout me dégueulasser… M'sieur Peisno, si v'voulez dégueuler, ailleurs ! »

Une glaire s'échappe de ma bouche, puis du vomi qui tâche feu la blancheur de la neige. J'ai mal au ventre : j'aime pas vomir. C'est sale et ça sent mauvais.

« J'y crois pas… Hé, M'sieur Peisno, v'm'entendez ? »

Ah bah tiens, c'est Loup ! Mon indic ! Je m'essuie la bouche et ramasse ma pipe, avant de la nettoyer avec un peu de neige fondue.

« Mmmmmoui, qu'ests'ya ?
- 'rticulez, M'sieur.


Je toussote, pour m'éclaircir la voix.

- Bonjour Loup, c'est quoi les nouvelles?
- Rien d'chez rien. Nada. Pas la moindre info à se mettre sous la dent. J'sais juste que l'Sire Duquanel a fait des répliques en verre de sa pierre, huit au total. Elles se bris'raient facilement, d'après le verrier qui s'plaignait de ses plaies sur les mains. Ah ! J'oubliais...


Je le vois fouiller sa poche. Il sort un sachet de toile. Mes yeux brillent, car je sais ce que c'est. Mon  précieux. Ma drogue. Mon opium quoi ! Connaissant Loup, je suis sûr que c'est de qualité.

- Pour vous, M'sieur.

Il m'enfonce son coude saillant et à peine recouvert d'une manche de laine toute fine dans mes cottes. Et déesses que ça fait mal.

- Vous fumerez plus quand vous m'attendez, 'ccord ? Vous m'avez encore tout dégueulassé, là.
- Oh, merci ! Tu sais que je t'adore, toi ? T'es un ange, tu sais ? »
lui dis-je en lui frottant affectueusement la tête.

Mon indic marmonne quelque chose dans le genre de « je suis plus un gamin » ou « arrêtez, M'sieur Peisno, z'êtes pas mon père ». Je reprends :

« J't'offre de nouveaux vêtements et je te paye à manger pour me faire pardonner, ça te va?
- Topez-là , M'sieur, ça marche ! »


Je lui attrape la main. Il a l'habitude : il croit sans doute que je me prends pour son père. En même temps, je pense bien qu'il a raison, je le couve certainement plus que je ne devrais.
Je sais que Loup est un de ces pauvres gosses abandonnés sur le parvis d'un temple, et qui a commencé à mendier et à récolter des informations après des choses pas très nettes.

Qui a dit comme mon imaginaire sexuel ? La personne là-bas ? ...Continuons.

Je me rapproche du stand du tailleur. Des tuniques de laine, de toutes les couleurs, s'entassent dessus. Les bas, empilés sur la caisse, cachent le vaillant petit monsieur qui se bat avec une robe de femme. Je me penche vers mon protégé.

« Tu veux quoi, Loupiot ?
- J'peux vraiment choisir c'que j'veux?
- Non, non… Mais oui, petit idiot!


Il pousse un gémissement indigné avant de regarder attentivement toutes les parures. Après quelques instants, il prend une paire de chausse, une chemise longue et un pardessus en laine.

« Ça, siouplait... »

Le tailleur nous remarque. Il se penche vers nous. C'est vraiment un tout petit homme, un fétaud ou un lutin, ou je-ne-sais quoi d'autre ! Il est tout ridé, tout rabougri, et a une ridicule touffe blanche sur le menton.

« Ça, mon petit, c'est une coquette somme pour ces vêtements. »

Il me fixe.

« C'est à vous, ce gamin ?
- Nan, j'suis un associé de M'sieur Peisno ! Il travaille pour la Guilde, vous savez ! »


Comme le tailleur, je me mets à pâlir. Loup en avait trop dit. Foutu gosse… Rah, me regarde pas comme ça, je vais avoir du mal à te gronder, moi maintenant. Je vais passer pour quoi ?

« Loup, tu m'avais promis que tu te tairais, à ce suj...
- Prenez, c'est gratuit ! Je veux pas de problème avec la Guilde »


Il me remet les habits, complètement paniqué. Je réprimande gentiment Loup, qui s'en fiche éperdument. Je manque d'autorité, je sais, ne remuez pas le couteau dans la plaie.
Nous nous éloignons, suivis par les yeux porcins du commerçant affolé, et nous rentrons dans une toute petite auberge. Je vais demander amicalement, c'est-à-dire en racontant un tragique mensonge à l'accueil, une chambre pour nous deux, un repas et beaucoup d'eau. Et un savon, à cas où.

« Pourquoi de l'eau ?
- T'es tout sale, Loupiot. Je vais te laver, d'accord ? »


Il n'est pas convaincu. Mais la tenancière, émue par ma baliverne, nous donne ce que j'ai demandé, sans compensation.

« Pour lé pétit ! » a-t-elle dit en essuyant son visage bouffi dans son tablier.

On monte l'escalier et on s'arrête devant notre chambre. Loup n'en croit pas ses yeux : il n'a pas l'habitude. Il se rue sur le lit et le renifle.

« C'est propre, c'est chaud, c'est douillet ici ! Et ça sent bon !
- Oui, mais d'abord à la baille ! »
je grogne en montrant le baquet d'eau que j'ai dû me trimballer dans les marches.

Il baisse la tête et obéit. Il rejoint la pièce d'à côté. Je sais qu'il se déshabille et qu'il se glisse dans le tonneau ou l'abreuvoir à cheval qui devait sans doute faire office de baignoire.

« C'est bon?
- Oui, M'sieur Peisno ! »


Avec mon gros seau rempli à ras du bord d'eau, j'avance péniblement jusqu'à la prétendue salle de bains. Je découvre Loup nu, replié sur lui-même avec seulement le visage vers moi, dans une drôle de baignoire en bois. Je renverse l'eau sur lui.

« C'est gelé M'sieur ! » se plaint-il.

Je récupère un tissu rugueux, histoire d'envelopper le savon, pour le nettoyer. Il gigote un peu, mais se laisse faire. Après une dizaine de minutes, il est propre comme un sou neuf, dans des vêtements chauds et bien plus adaptés.

« Bon, je vais brûler tes anciens habits… Ils doivent grouiller de vermines ma parole ! Pourquoi tu ne m'as rien réclamé avant?
- Parsske v'êtes bien bon 'vec moi, M'sieur Peisno !
gazouille-t-il.Y'en a qui me frappent pour moins, v'savez ? »

Je le regarde avec des yeux ronds en bourrant ma pipe avec un peu du généreux cadeau de Loup. Frapper un si adorable petit garçon ? Quel monstre serait assez fou pour cela ? J'allume ma pipe quand je la tiens entre les lèvres et j'en profite pour le détailler : c'est bien la première fois que je remarque qu'il est blond. Ou plutôt roux. Enfin, blond foncé. Il est aussi très pâle, sans doute que la crasse 'protégeait' sa peau du soleil, et a des tâches de rousseurs. Et il est si mignon comme ça ! Je lui tapote la tête, et lui dis que je descends manger. Il s'accroche à moi et nous prenons tous deux les escaliers. Il râle un peu à cause de ma fumée. Pourtant, j'ai quasi rien mis cette fois !

En bas, dans la salle de repas, qui soit dit en passant me fait vachement penser à celle du domaine de mon enfance (en plus modeste, plus bruyant et plus petit), mon petit protégé choisit la table la plus loin, au milieu des ivrognes et des femmes saoules.





… Il faudra très sérieusement que j'envisage de refaire l'éducation de ce garçon.

On s'assoit, même si ça ne m'enchante guère.

« Alors, Loup, qu'est-ce que tu veux manger?
- Bah… Euh… Je sais pas, moi…
- Tu as déjà mangé de l'omelette ? Je t'assure que c'est bon !
- Va pour une omelette alors ! »


Je cherche des yeux une serveuse en posant ma pipe sur la table pour boire un verre, car il me semble que le personnel de cet endroit soit strictement féminins. Ce qui explique aussi la proportion de mains baladeuses dans les entre-tables. Enfin. Je reprends ma pipe.
Je n'en vois aucune, sauf si cette personne qui s'approche de nous est une fraîche petite demoiselle à peine formée, aux joues roses et aux cheveux blonds, qui se plie à tous les fantasmes sexuels et qui vient prendre notre commande dans une tenue aguicheuse. Et bizarrement quelque chose me dit que non.
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Téa
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MessageSujet: Re: Une auberge, un gosse et de l'opium Ven 4 Mar - 14:42
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Téa s’ennuyait. Téa était furieuse. Et Téa passait son temps à passer ses nerfs sur les premiers clampins venus. Tout ça parce que cet imbécile de docteur semblait avoir disparu de la surface de la ville. Bon sang, juste parce qu’elle avait été repérée par un gnome pénible en plein coup. Et des rumeurs semblaient avoir été remontées à la Guilde, qui lui confiait des missions à la noix depuis des semaines, sûrement en guise de punition. La Guilde n’aimait pas que ses agents fassent parler d’eux, ce qui n’avait rien de bien étrange.

- Et par dessus le marché, il fait un temps à ne pas mettre le nez dehors.

La neige, ce n’était pas son fort. De plus, son travail de monte en l’air s’en trouvait souvent dégradée, car suivre des traces de pas dans la belle poudreuse blanche… même le plus simplets des gardes était encore fichu d’y arriver. Surtout sur les toits où peu de monde osait aller se trimbaler.

- Sacrebleu, qui a fait ça !


Son air de furie renforcé par le halo rougeoyant de ses cheveux qui encadraient son visage, on aurait pu la prendre pour une sorcière dans un de ces contes abracadabrants. Rageuse, elle chassa les restes de la boule de neige qui venait de la percuter, devinant aux rires qui s’éloignaient que les coupables devaient être une bande de gamins du quartier.

- Je vous ferez la peau bande de vauriens !

Grommelant et jurant, elle continua d’avancer. Ses pas la menaient droit devant elle, elle avait décidé de sortir prendre l’air, et n’avait rien de bien spécifique à faire. A part vider quelques poches, vu que les siennes frôlaient le vide. Sûrement pour ça que son instinct venait de la guider vers la grand place, pullulant de monde malgré la température. Elle frissonna. Appuyé contre la fontaine, un jeune homme venait de vider ses tripes. Un chien s’enfuyait à vive allure, une saucisse dans la gueule et poursuivit par un boucher furieux. Une odeur de pain chaud parfumait délicieusement sur la scène. Elle se mêla aux curieux, et commença à glisser une main par ci et une main par là. Elle avait tout son temps, et l’exercice lui changeait les idées.

- Nan, j'suis un associé de M'sieur Peisno ! Il travaille pour la Guilde, vous savez ! »

Elle se fige sur place, cherchant du regard d’où provient la voix enfantine qui vient de prononcer le nom de la Guilde à voix haute. Elle finit par observer avec suspicion un duo étrange, un gamin qui parait trop futé pour son âge, et un… Elle observe avec un peu plus d’attention le jeune homme qui accompagne le garçon. Son aspect est jeune, mais ses yeux témoignent du contraire. Vu son corps élancé, il doit s’agir d’un elfe, ou d’un ondin. A moins que ce ne soit un sylphe ? Il est en tout cas un peu trop grand pour être un fétaud. Il est en train de finir une transaction, et s’éloigne d’un pas vif, le gamin à ses trousses. Le marchand n’a pas l’air tranquille, ce qui confirme ses soupçons. Elle les prend en filature, et finit par les voir entrer dans une taverne un peu miteuse, mais qui n’a toutefois pas si mauvaise réputation.

Elle patiente un moment, glissant un oeil par une vitre un peu crasseuse, les voit discuter avec ce qui doit être la patronne, puis filer à l’étage. Elle se décide à pousser la porte.

A son entrée, la clientèle, principalement composée de ce qui semble être des mâles en rut, lui jette quelques oeillades affamées, mais la rousse les ignore et se fait vite oublier. Elle ne porte de toute façon qu’une vieille tunique qui ne met pas ses formes en valeur, recouverte par une vieille cape en laine brune, et à prit soin d’attacher ses cheveux avant d’entrer, ce qui lui évite de trop attirer l’attention. Elle commande un marteau nain - boisson chaude à base d’ alcool blanc et d’une infusion de plantes parfumées - et commence à patienter. Bien lui en prend car les deux personnages finissent par redescendre, visiblement dans un meilleur état.

Ils prennent place non loin d’elle, et Téa continue de les observer en silence. Ce type est étrange. Elle jurerait que cette odeur douceâtre et opiacée émane de lui, et se demande ce qu’il peut bien faire avec un si jeune compagnon. Ils ne semblent de plus pas apparentés. Et ce regard qu’il lance à la jeune traînée qui s’avance pour les servir… Elle attend que celle-ci s’en aille, puis se lève et sans mot dire, prend place à leur table. Elle finit son verre, les laissant à leurs doutes, puis le repose, fixant le jeune homme droit dans les yeux.

- Je peux savoir qui vous êtes, et pourquoi vous criez le nom de la Guilde haut et fort au beau milieu de la rue ?

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Creste Peisno
Peuple : Sylphe
Spécialité :
  • Espion

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MessageSujet: Re: Une auberge, un gosse et de l'opium Dim 20 Mar - 19:01
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Spoiler:
 

Je somnolais quand la serveuse nous… servit ? C'est logique pour une serveuse. Je somnole aussi quand cette harpie rousse nous aborde. Une femme, c'était une vraie femme. Belle, oui, mais qui ne se limite pas à ça. Je devine un fort caractère, dans ses yeux, ses gestes et sa voix. Son allure la rend  impressionnante. En tant cas, elle me paraît impressionnante, et je crois que je n'arrive plus à doser correctement mon opium. Loup commence un peu à paniquer, cette dame ne lui inspire pas confiance. Il me donne un coup de pied, pour me tirer de cet état léthargique que j'affectionne.

« … haut et fort dans la rue ?
- Mmm.. oui ? Vous voulez quelque chose ma chère petite mademoiselle ?

Loup se frappe le front. Quoi, j'ai dit un truc qu'il ne fallait pas ?

- Ah oui… Asseyez-vous, on parle mieux… assis… Oui.


Je baille en laissant échapper un rond de fumée. A vrai dire, je n'écoute qu'à moitié, et je lutte un peu contre les effets de ma drogue. Je sais, je sais, c'est très très mal. Mais j'y peux rien d'y être tomber dedans…

Mon petit protégé mâchouille péniblement son omelette. Visiblement, cette femme lui fait une peur bleue. Je tire sur ma pipe.

- Je m'appelle Creste, et vous charmante demoiselle en fleur ?

Si je prends une gifle, je l'aurais mériter. Loup me martyrise le tibia avec ses pieds. Il n'aime pas du tout cette fille. Cette pauvresse devait empiéter dans son domaine, et les enfants aiment leur fief… Je ne trouve pas ça si étrange.

- Permettez… que je vous offre… quelque chose… » je baille.

Résumons vite fait ma situation :
1) Je m'endors
2) Cette fille ne m'inspire rien qui vaille
3) Je sens que j'aurais dû donner un pseudonyme
4) J'ai plus de tibia
5) Nom d'une fée centenaire, elle me fait peur !
6) Je vais somnoler pendant toute la discussiooooo… Ah non, je sens déjà la fin de l'effet. Donc j'ai en pas mis tant que ça.

Je m'incline en dodelinant de la tête, pour m'excuser, et je cours presque jusqu'à une fenêtre où je vide mes tripes.
J'essuie ma bouche, de nouveau plus lucide, et je reviens à la table.

« On parlait de quoi, déjà ? » je demande avec un sourire, ce sourire que j'utilise pour mettre les gens en confiance.

Je prends les épaules de la demoiselle, pour amorcer le contact, et avec mon air faussé d'imbécile heureux je lui attrape le poignet tout en douceur, comme on le ferait si l'on voulait danser avec une grand dame noble avec une robe brodée d'or. Sauf que ma grande dame est pour le moment une plébéienne miséreuse, farouche et rouquine. Bien que je n'ai rien contre les roux. Hum, je m'égare.[/b]
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Téa
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MessageSujet: Re: Une auberge, un gosse et de l'opium Jeu 21 Avr - 14:33
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Spoiler:
 

Si Téa avait encore quelques doutes au sujet de son interlocuteur, ceux-ci sont vite dissipés lorsqu’il prend la parole pour lui répondre. Ses yeux semblent la fixer péniblement, comme s’il la regardait au travers un voile de coton, sa voix posée traîne en lenteur, et ses propos sont comme décalés de la conversation. Elle tourne la tête vers le jeune garçon qui la regarde avec méfiance.

Aurait-elle l’air si effrayante que ça ?

Elle écoute ce Creste avec attention, ne perdant pas une miette de ses faits et gestes, sans perdre le jeunot du coin de l’oeil. Pensive, elle regarde les volutes de fumées s’élever au plafond. Elle a rarement eu l’occasion de croiser des gens de cet acabit, l’op est une dr qui se paye cher, peu de personnes des bas quartiers peuvent se payer le luxe d’en consommer. La plupart préfèrent d’ailleurs chiquer du purprier, une substance plus légère qui se cultive facilement, suffisante pour les aider à supporter le quotidien. Et nettement plus abordable.

Elle soupire, se murmurant pour elle même quelques paroles de réconfort. Cela ne sert à rien de s’énerver, il ne le comprendrait même pas.

Rien d’étonnant à ce que le nom de la Guilde soit dévoilé… il ne doit pas pouvoir inculquer grand chose au jeunot dans cet état…

Elle laisse son esprit vagabonder, essayant de se  remémorer où elle a déjà bien pu entendre ce nom. Creste. Cela ne lui est pas complètement inconnu, elle en jurerait. Un mouvement brusque la tire de ses pensées, le pauvre diable a filé d’un coup rendre le contenu de son estomac par dessus les carreaux, et elle ne peut cacher une légère grimace quand une vague odeur répugnante gagne ses narines.

- Charmant. Elle jette un oeil navré au gamin. Ne me dit pas que tu as peur de moi alors que tu traînes avec un type comme ça.

Heureusement cela ne dure pas, et cet homme étrange a vite fait de les rejoindre à nouveau. Il est étrange de sentir ses mains chaudes sur ses épaules, elles les auraient imaginé bien plus froides. Ne s’offusquant pas de ce contact, elle lui sourit, et pose sa main sur la sienne, l’invitant à se rasseoir près d’elle. Dommage qu’il soit aussi camé, avec quelques kilos de plus et le regard plus clair, il doit pouvoir être charmant. Enfin. Pour le moment, il lui faut au moins les mettre en confiance.

- Asseyez vous, j’ai comme dans l’idée que le sol tangue un peu trop pour vos pieds en ce moment. Et je n’aurais rien contre un verre, j’ai comme l’impression que ça ne me fera pas de mal. Reprenons donc. Je me nomme Téa, et disons que nous avons visiblement un employeur commun. Un employeur qui n’apprécie pas forcément que l’on fasse du profit sur son nom, ou qu’on parle de lui un peu trop vivement…


Elle lance un regard appuyé au gamin, espérant que le message soit vite assimilé. On ne pouvait sûrement pas attendre grand chose du mentor, mais le jeune était encore récupérable. Autant lui inculquer un peu de bonnes manières tant qu’elle y était.

- Creste vous dites… Je n’ai jamais eu affaire à vous, j’en suis certaine, pourtant cela m’évoque vaguement quelque chose... Vous pourriez peut-être me rafraîchir la mémoire ?

Sa méfiance s’envole, et son côté charmeur prend le dessus. L’homme n’a pas l’air bien méchant, et ce n’est pas un gamin des rues qui l’emportera contre elle.
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MessageSujet: Re: Une auberge, un gosse et de l'opium
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Une auberge, un gosse et de l'opium

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